Laissons-les s’épanouir !





Sur place à Khartoum, le Onze national est en pleine veillée d’armes avant l’échéance des quarts de finale face à la RDC. Le tout dans une sérénité qu’on dit quelque peu écornée.
Tout un chacun sait pertinemment qu’initialement, le leader de chaque poule à l’issue du premier tour ne se déplace pas pour le compte des quarts de finale. Mais en cas d’accession aux demi-finales, il doit impérativement rallier la capitale, là où les quatre équipes du dernier carré d’as poursuivront l’aventure jusqu’à l’apothéose finale pour les deux heureux élus. Pourquoi alors ce tollé général pour l’avoir fait un tour avant? D’autant plus que la version officielle de la CAF fait allusion au mauvais état des pelouses, en gazon synthétique, dont justement celui de Port-Soudan qui a, de surcroît, fait l’objet d’interminables tolérances de la part de nos joueurs. Il est malheureux, à ce propose, d’évoquer ces inimitiés et cette profonde mésintelligence que nourrissent certains à l’égard de Issa Hayatou et de son instance. En outre, les envoyés spéciaux de certains médias déplorent les conditions de séjour à l’hôtel où notre délégation a élu domicile à Khartoum. Une attitude très condamnable, en fait, parce qu’elle ne fait que perturber la concentration des joueurs et empoisonner l’atmosphère.
Qu’on évite toutes ces jacasseries de brebis galeuses, notre EN étant sur une courbe ascendante connaissant une lente, mais sûre éclosion, et ayant besoin de sérénité. La même remarque vaut pour nos préposés aux analyses techniques sur les plateaux de nos chaînes TV locales, allusion faire particulièrement à nos glossaires de Nessma TV, surtout Samir Sellimi qui n’a pas hésité à fustiger le coach national, lui reprochant de n’avoir pas profité du match contre le Rwanda pour expérimenter toutes sortes de formules et donner leur chance aux réservistes. Et ce, dans un match officiel et en plein tournoi officiel! Chassez le naturel, il revient au galop et le discours de nos illuminés consultants, maîtres dans le seul art de cultiver la polémique, n’a visiblement pax changé d’un iota, même après la glorieuse révolution du peuple.
Alors, de grâce, laissez vos lubies de côté et épargnez nos internationaux, partis au Soudan en guerriers, tout imbus qu’ils sont de la nouvelle fibre patriotique, galvanisante à souhait.

Wahid SMAOUI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com