Signe de protestations : Les commerçants de la capitale en grève





Dans l’intention de mettre fin à l’installation anarchique des marchands ambulants dans les différentes artères de la capitale, les commerçants concernés sont entrés dans une grève ouverte.
Les commerçants et les propriétaires de magasins, situés dans la capitale, observent une grève ouverte, depuis deux jours. Les raisons de cette grève sont multiples. Selon Néji Laâmouri, propriétaire d’une boutique à la rue Charles de Gaule, les commerçants sont menacés par les marchands ambulants de manière directe et indirecte. «Ces marchands qui se multiplient au fil des jours sont installés illégalement devant nos boutiques et magasins. De plus, ils vendent les mêmes articles avec des prix beaucoup moins chers vu qu’ils sont des vendeurs de contrefaçon et qu’ils ne payent pas d’impôts. Par la suite, les commerçants se sont trouvés confrontés à cette concurrence déloyale sans aucun soutien de la part des autorités concernées». Hédia, vendeuse dans une boutique, a ajouté que les autorités sont appelées à intervenir le plus tôt possible. «Nous sommes des milliers de familles à souffrir de ce phénomène de l’installation anarchique. Franchement, je ne comprends pas le comportement passif des autorités compétentes. Demain, nous observerons une grève ouverte pour revendiquer une solution immédiate», note Hédia en ajoutant que les commerçants appellent les forces de l’ordre et l’armée à intervenir pour les sauver de ce danger. «Les agents de l’ordre sont appelés à être présents d’une façon continue afin de nous protéger et de garantir la sécurité des citoyens».
Pour sa part, l’Union régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (URICA) informe, dans un communiqué rendu public jeudi, que les commerçants demandent de bannir tous les signes de violence des avenues et lieux précités. L’URICA a également précisé que l’aggravation du phénomène de l’installation anarchique constitue une menace pour la clientèle et dans les revenus de milliers de familles, outre l’impact sur les intérêts des professionnels et leurs capacités à honorer leurs engagements vis-à-vis des institutions financières, fiscales et sociales ainsi que leurs transactions commerciales. Dans le même contexte, M. Jamil Ben Mlouka, président de l’URICA, a affirmé que les commerçants ont reçu des menaces directes des marchands ambulants qui leur interdisent d’ouvrir leurs locaux. Et d’ajouter: «C’est un phénomène qui touche la bonne marche de l’activité commerciale et des opérations d’approvisionnement d’une façon régulière et sécurisée. Pour cela, une intervention officielle s’avère urgente».
Il convient de signaler que les locaux concernés par la grève se trouvent dans les rues et avenues suivantes : Charles de Gaulle, Jamel Abdenasser, Mohamed Ali, Allemagne et Espagne et les rues limitrophes du marché central ainsi que la place de la Kasbah, Souk Sidi Mehrez, les rues de la Verrerie, Mosquée Zitouna, Souk El Grana, Souk Ejdid et les marchés de l’ancienne ville et autres.

Samah MEFTAH


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com