Sami Trabelsi : «De solides arguments à faire valoir»





Pour le sélectionneur national, les choses sont claires: les Aigles de Carthage n’ont rien à envier aux autres et le surpassement devrait les mener vers la finale.
Voilà la Tunisie dans le carré d’as. Mais avouez que la tâche face aux Congolais n’a pas été aisée!
Nous n’avons jamais dit le contraire. Certains joueurs étaient stressés ce jour-là. La première mi-temps était approximative mais finalement la détermination du groupe qui était décidé à aller jusqu’au bout a fini par avoir le dernier mot.
Qu’est-ce qui a permis jusque-là à l’équipe de réussir son parcours avec trois victoires et un nul?
Techniquement, nous n’avons rien à envier aux autres sélections. Des éléments comme Darragi, Msakni ou Dhaouadi sont capables de faire la différence à n’importe quel moment. Sur le plan du rythme et de la puissance, nous sommes sur une courbe ascendante. Nous avons confiance en nos moyens et je crois que nous possédons les arguments nécessaires pour aller encore de l’avant.
Pour y arriver, les Aigles de Carthage devront passer cet après-midi le cap des Fennecs. Comment se présente pour vous ce face-à-face?
Nul doute que la rencontre sera serrée. Il s’agit d’un derby qui a de tout temps été équilibré et indécis. Je dirai que quelle que soit la préparation effectuée, nous partons à égalité de chances.
Quel est le principal message à passer aux joueurs avant le coup d’envoi?
Je les invite à se surpasser. Ce sera une aspect primordial dans un match pareil où les duels seront acharnés et où l’engagement physique sera maître.
Quel jugement portez-vous sur l’adversaire algérien?
C’est un ensemble coriace qui use du jeu court et technique pour passer à l’assaut. Je suis convaincu aussi qu’il possède des points faibles que nous sommes appelés à exploiter.
Lors du quart de finale, nous avions l’impression que vous aviez opté pour la prudence avec les trois pivots alignés d’entrée, à savoir Korbi, Traoui et Chedly. En sera-t-il de même cette fois-ci?
Non, contre le Congo, seul Korbi était un pivot axial alors que Traoui était milieu droit et Chedly milieu gauche. En tout cas, ce qui importe pour moi c’est l’équilibre dans la récupération et la manœuvre offensive.
Maintenant que la Tunisie est en demi-finale, les ambitions sont-elles revues à la hausse?
Tout ce que je peux dire c’est que nous croyons dur comme fer que nous aurons les moyens d’aller jusqu’au bout dans cette joute africaine. Et quand la grinta s’en mêle, nous serons assez armés pour aller en finale et là nous viserons certainement le trophée. Mais pour le moment, concentrons-nous sur cette demi-finale et avançons pas à pas.

Jamel BELHASSEN


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com