Rejeb Essayeh analyse Tunisie-Algérie : «Le physique a fait la différence»





Dans le droit fil de la révolution du 14 janvier, la Tunisie a offert à ses augustes enfants une retentissante qualification à la finale du CHAN. Qu’en pense notre consultant technique, Rejeb Essayeh, qui y voit la consécration de l’esprit de groupe?
«Ce fut une empoignade équilibrée de bout en bout. Entendons, une égalité parfaite au niveau des mi-temps et, pareillement, à celui des prolongations.
Ce qui reflétait le match dans le match entre Sami Trabelsi et Abdelhak Ben Chikha, annoncé initialement en grandes pompes.
C’est ainsi qu’en première période, les Tunisiens ont fait manmise sur les différentes péripéties du match, grâce à des attaques placées porteuses et de belles triangulations. Mais la précipitation du jour (ou du soir) nous fut pénalisante.
A notre grand bonheur, toutefois, une lumineuse accélération de Dhaouadi, ponctuée par un jaillissement digne des buteurs racés de Kasdaoui, donna aux nôtres un avantage mérité.
En seconde période, à notre grand dam, il y eut un scénario antinomique, avec des Algériens conquérants à souhait.
Il faut préciser dans cette optique que nos frères et voisins maghrébins ont bénéficié d’un changement assez surprenant de Sami Trabelsi. En effet, le coach tunisien a opéré à une substitution après 10’de jeu seulement, un choix d’autant plus discutable que l’adversaire, qui était mené au score, était, en premier, appelé à forcer son destin. Je voyais personnellement, un changement à l’endroit de Chedly, beaucoup moins opérationnel que d’habitude, qu’à celui de Chéhoudi, un régisseur qui a pesé de tout son poids sur la défense algérienne. Il s’ensuivit une domination territoriale asphyxiante des fantassins de Ben Chikha, notamment sur le flancs, pénalisante au niveau de la couverture pour nos joueurs.
C’est ainsi que la récupération au niveau de la deuxième ligne fut déficiente à plus d’un titre, d’autant plus que les changements opérés furent à vocation offensive, allusion aux Msakni et autres Darragi.
Heureusement que lors des prolongations les Algériens ont accusé un tangible fléchissement physique qui nous a permis de gérer allègrement le match jusqu’aux T.A.B. qui ont fini par nous sourire.
A la clé, une belle qualification à l’apothéose finale qui vient consacrer une osmose à toute épreuve des enfants de la «Tunisie libre», ce signifiant et expressif slogan, fièrement et ostensiblement brandi et exhibé par Kasdaoui après qu’il eut signé le but tunisien.
De bon augure avant la finale et l’affriolante cueillaison du premier titre inhérent à ce CHAN.


Propos recueillis par Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com