Les secrets d’un parcours quasi parfait





Pour les Aigles de Carthage, l’objectif est presque atteint. Arriver en finale est déjà une belle performance, mais tant que le titre est à deux pas, un dernier effort est espéré …
Pour revenir à la demi-finale, on doit reconnaître que ça a été très dur. C’est, d’ailleurs, mieux pour cette équipe qui a également appris à souffrir, à plier sans rompre et à relever le défi dans la difficulté.
Il est inutile de rappeler que l’équipe a préparé ce rendez-vous dans de difficiles conditions, qu’elle a dû attendre les deux dernières semaines pour connaître le staff technique et effectuer un stage à la hâte au Maroc. Au démarrage de ce CHAN, on espérait voir les nôtres passer le premier tour et chercher l’exploit pour les tours suivants. A présent, c’est chose faite, mais sans mettre la pression sur les joueurs, nous exigeons de leur part de continuer sur cette lancée et surtout de faire preuve, encore, de la même rage de vaincre qui leur a permis de passer tous les handicaps.
Une réussite collective
Pour Sami Trabelsi, les choses deviennent de plus en plus claires. Il a débuté la compétition avec une tactique classique d’un 4-4-2 qui se transforme en 4-2-3-1, et il a enchaîné au second tour avec une nouvelle variante, le 4-3-2-1 qui a donné également satisfaction grâce à la polyvalence des joueurs et leur engagement. Ainsi, les blessures de Darragi et Msakni n’ont pas beaucoup influé sur l’équilibre de l’équipe et chaque fois qu’il a fallu changer de tactique selon les tournures des matches, il n’y a pas eu de gros problèmes d’adaptation. On relève aussi, avec une grande satisfaction, une tenue physique impressionnante grâce au travail colossal du staff médical et de Sami Maâlla, le préparateur physique qui en est à son premier tournoi de cette envergure. Moralement, on a vu un groupe soudé et hautement déterminé à réussir et à porter haut les couleurs du pays. La Révolution y est sûrement pour quelque chose, mais le cœur y était aussi et l’encadrement a contribué à cette réussite qui, espérons le, sera totale. Ceci nous amène à constater, de manière évidente, que le beau parcours réalisé avant d’atteindre la finale a été le fruit d’un travail collectif et d’une complicité à toute épreuve de la part des joueurs, des techniciens, du staff médical, et des accompagnateurs. Demain, les Aigles de Carthage disputeront une finale inédite face à l’Angola, une vieille connaissance. Les deux équipes ont débuté la compétition par un duel direct et l’achèveront de la même façon. Sami Trabelsi connaît à présent tout de son adversaire qui, lui aussi, est passé par les tirs au but pour éliminer le Soudan, le pays organisateur. Il s’agira d’un nouveau pari à gagner. Les Tunisiens aborderont cette finale avec des certitudes après un parcours quasi parfait. Les joueurs ont vu leurs ambitions grandir d’un match à l’autre et ils espèrent tous goûter à un premier sacre africain que seul le vétéran Adel Chedli a connu en 2004 en remportant la CAN organisée en Tunisie. Le défi sera très important et séduisant et à voir évoluer cette équiqpe, nous sommes en droit de nous attendre à un bel exploit qui consolidera les atouts d’une nation encore sous le coup de charme de la Révolution.

Kamel ZAÏEM


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com