Le phénix arabe renaîtra-t-il de ses cendres ?





Mohamed Ali RHAÏEM (*)
Après la révolution tunisienne, vient celle de l’Egypte, ensuite c’est au tour du Yémen, du Bahreïn, de l’Algérie peut-être et actuellement ce sont les événements, qui s’enflamment en Libye. L’épidémie contestataire s’est vite propagée à travers presque l’ensemble du monde arabe, elle a touché ses deux ailes du Maghreb au Machrek.
Les slogans de ces mouvements sont identiques: «le peuple veut la chute du pouvoir», «Libert酻. Ainsi, les masses populaires se trouvant dans les pays arabes secoués par la révolte, ont parlé d’une seule voix comme s’il s’agissait d’une grande entité qui regroupe plusieurs Etats.
Le simple citoyen égyptien s’est inspiré de son frère tunisien pour exprimer sa colère en se soulevant contre la dictature qui régnait dans son propre pays, ensuite la réaction du frère yéménite ne s’est pas fait attendre pour s’éclater à son tour. Les citoyens du Bahreïn et de la Libye ont fait de même.
L’idéologie du panarabisme d’antan, qui était prônée par son leader Gamal Abdenasser, ne touchait pas, il faut l’avouer, les profondes souches populaires, elle a pris —à tort ou à raison— l’étiquette d’idéologie d’élite et c’est peut-être ce qui a précipité sa chute surtout après la défaite après la guerre de 1967 et ce, malgré le charisme de son chef historique, Nasser.
Avec l’avènement simultané des multiples révolutions populaires à travers le monde arabe, l’idée du panarabisme revêt un autre aspect tout à fait différent de celui pratiqué auparavant. Ce qui se passe au sein de la classe moyenne tunisienne, aujourd’hui, se propage à une vitesse vertigineuse à ses semblables dans le reste du monde arabe et vice-versa par le biais des nouvelles technologies de télécommunications de nos jours.
Il aura fallu fout ce temps ainsi que tous ces événements pour que se concrétise une telle conception du panarabisme qui semble renaître de ses cendres, tel un phénix.
(*) Ancien cadre


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com