Selon le ministre libyen de la Justice démissionnaire : Kadhafi va se suicider comme Hitler





Le Quotidien-Agences
Le leader libyen Mouammar Kadhafi va se suicider «comme Hitler l’a fait» face à l’insurrection en cours en Libye, a déclaré le ministre libyen de la Justice démissionnaire, Moustapha Abdel Jalil, qui fournit des précisions sur la présence de mercenaires africains.
«Les jours de Kadhafi sont comptés. Il va faire comme Hitler a fait, il va se suicider», a déclaré dans une interview au journal suédois Expressen publiée hier l’ex-ministre, qui a quitté son poste pour protester contre les violences du régime contre les manifestants.
Avant-hier, le ministre a affirmé avoir «la preuve que Kadhafi a donné l’ordre pour Lockerbie», dans des extraits de cet entretien exclusif publiés par avance sur le site Internet d’Expressen. L’attentat contre un Boeing 747 de la Pan Am au-dessus de Lockerbie en Ecosse, pour lequel le Libyen Abdelbaset Al-Megrahi a été condamné en 2001, avait fait 270 morts, la plupart Américains, le 21 décembre 1988.
«Ce n’est pas quelque chose que je crois, c’est quelque chose que je sais et dont je suis certain à 100%», dit-il dans de nouveaux propos publiés hier par le quotidien, qui l’a interviewé durant environ 40 minutes à Al-Bayda, dans l’Est de la Libye. «Il (Kadhafi, ndlr) a donné l’ordre aux officiers des services de renseignements et à Megrahi de commettre l’attentat de Lockerbie», dit l’ancien ministre. «Il n’est pas encore l’heure de tout révéler maintenant, mais cela viendra», ajoute-t-il.
L’ex-ministre, qui avait déjà démissionné deux fois par le passé, appelle également les diplomates libyens à soutenir la révolte et s’indigne de l’emploi de mercenaires africains par le régime de Tripoli.
«J’ai vu le diable en lui (Kadhafi). Maintenant il est l’heure pour tous les diplomates, en Suède et dans le monde entier, de prendre leurs distances avec ce régime meurtrier. Je leur demande de rester à leurs postes mais de s’avancer pour dire qu’ils sont du côté du peuple», dit Moustapha Abdel Jalil.
Concernant les mercenaires, «je savais que le régime avait des mercenaires bien avant le soulèvement. Lors de plusieurs réunions, le gouvernement a décidé de donner la citoyenneté à des gens du Tchad et du Niger. J’ai protesté et c’est documenté», dit-il. Moustapha Abdel Jalil, qui avait déjà critiqué plusieurs fois par le passé le régime et demandé une enquête sur le massacre de la prison d’Abou Salim en 1996 qui aurait fait 1.200 morts, était devenu ministre pour la première fois en 2007.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com