M. Ahmed Ounaïes au “Quotidien”: relancer le sommet en fonction de l’Irak et de la Palestine





Il y a des aspects dans cet événement qui dépassent l’envergure arabe. Tout d'abord, la satisfaction générale sur le principe d’insérer la question des droits de l’Homme, du statut de la femme et des libertés fondamentales dans l’agenda du Sommet arabe. Ce coup d’éclat témoigne d’une prise de conscience et de la volonté politique de passer à un début de réformes démocratiques au niveau des Etats arabes. L’argument tunisien ne peut pas être artificiel parce qu’il fait écho à une exigence générale au sein de la société civile arabe au Maghreb, au Machrek et dans le Golfe. Espérons que ce détonateur ne s’arrête pas au seul bruit qu’il a provoqué et qu’il se traduise par un processus de réformes démocratiques authentiques. A cet égard, le test serait le plus probant sur le terrain tunisien puisque c’est l’autorité tunisienne qui a pris courageusement l’avant-garde dans ce domaine. Mais cet argument suffit-il à lui seul à déterminer la session du Sommet à cette date ? Les attentes de la nation arabe et du reste du monde, de toute évidence, vont plus loin. L’urgence absolue en Palestine aggravée par le veto des Etats-Unis au Conseil de sécurité sur le principe de l’assassinat par Israël de Cheikh Ahmed Yassine, la transition en Irak et son impact sur la sécurité et l’avenir de la région, les projets occidentaux relatifs aux réformes globales du Monde arabe, enfin la réforme de la Ligue arabe, sont autant de thèmes de l’agenda du Sommet qui dictent certainement de pondérer certains arguments et qui justifient les initiatives arabes pour relancer, aujourd’hui, le Sommet à bref délai.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com