Immigration illégale : 500 Tunisiens à Lampedusa et Linosa





Environ 500 Tunisiens ont débarqué illégalement dans la nuit de mardi à hier sur la petite île italienne de Lampedusa, ou celle voisine de Linosa, après une pause d’une semaine environ
«Nous avons escorté dans la nuit un bateau avec 347 personnes à bord dont quatre femmes», ont annoncé les garde-côtes.
Dans la journée, cinq autre débarquements ont eu lieu, dont un sur la petite île voisine de Linosa où 22 immigrés ont été interceptés. Les quatre autres débarquements ont eu lieu à Lampedusa, et le plus important, dans la matinée, était de 44 personnes.
Le dernier débarquement en provenance de la Tunisie remontait au 23 février quand une trentaine d’immigrants clandestins avaient été secourus. Le mauvais temps qui régnait depuis avait interrompu les débarquements.
Les quelque 350 personnes ont été transférées dans le centre d’accueil et d’identification de l’île, que les autorités italiennes avaient réussi lentement à vider après l’arrivée de plus de 6.000 Tunisiens fuyant le chaos dans leur pays à la mi-février.
Parmi les Tunisiens figurait également une équipe de télévision allemande, composée de deux membres, qui ont entrepris la traversée sur l’embarcation d’une quinzaine de mères avec leur caméra, selon le site internet du Corriere della Sera. Les deux hommes ont été relâchés après identification.
Dans le même temps, le parquet d’Agrigente, en Sicile, responsable pour l’île de Lampedusa, a ouvert une enquête préliminaire à l’encontre de plus de 6.000 Tunisiens, accusés d’»immigration clandestine», un délit puni par la loi italienne.
«C’est vrai, nous sommes obligés de tous les inscrire au registre des personnes sous enquête», a confirmé le procureur général du parquet
d’Agrigente, Renato Di Natale, selon la même source, affirmant que c’était désormais la pratique depuis plusieurs années pour tous les débarquements d’immigrés.
Le même parquet a aussi ouvert une enquête contre le maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, accusé d’incitation à la haine raciale, pour avoir adopté un décret interdisant «la mendicité et les comportements contraires aux convenances, ainsi que l’utilisation des lieux publics pour y camper», selon le quotidien.
Pour aider l’Italie face à ce flux de candidats à l’immigration, dont la majorité souhaiterait se rendre en France, l’Union européenne a déployé une mission de Frontex, l’agence de surveillance des frontières européennes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com