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Disposition de la Suisse à apporter son aide
La Suisse est disposée à apporter son aide à la Tunisie pour empêcher l’aggravation de la situation humanitaire sur la frontière tuniso-libyenne, avec l’accroissement du flux des réfugiés de provenance de Libye.
C’est ce qu’a indiqué M.Marcel Stutz, secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique et le Moyen-Orient, lors de son entretien, hier, à Tunis, avec M. Mohamed Naceur, ministre des Affaires sociales, à l’occasion de sa visite de travail en Tunisie.
M. Stutz a ajouté que des experts ont été dépêchés sur les frontières tuniso-libyennes pour identifier les actions d’intervention et les convois d’aide nécessaires, et ce, en étroite collaboration avec le gouvernement tunisien, le Croissant rouge tunisien (CRT), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Une tente géante à Ennasr
A l’initiative du Club Sportif Sfaxien (CSS), une tente géante a été installée, hier, à Ennasr 1, pour collecter des aides au profit des réfugiés à Ras Jedir.
D’importantes quantités de denrées alimentaires, de médicaments et de couvertures ont été rassemblées pour être acheminées vers les frontières tuniso-libyennes par le réseau des supporters du CSS, composé de 2200 adhérents, en coordination avec le Croissant-Rouge tunisien et la Protection civile.
Dans une déclaration, M. Skander Turki, secrétaire général du réseau, s’est félicité de l’affluence spontanée de citoyens et d’entreprises privées pour apporter leurs dons au premier jour de la collecte. Celle-ci se poursuivra jusqu’au 5 mars, date du départ de la «Caravane de bienfaisance du CSS» vers Ras Jedir.
Evacuation de 40 mille Tunisiens et étrangers
Environ 40 mille personnes ont été évacuées, entre le 20 février et 1er mars, des postes frontaliers de Ras Jedir et Dhhiba alors que le nombre des Tunisiens venant de Libye (par voies aérienne et terrestre) est en régression, a indiqué, hier, le ministère du Transport et de l’Equipement.
C’est ainsi que 70 personnes seulement sont arrivées mardi, de Tripoli, à bord des deux vols réguliers de Tunisair, tandis que les services consulaires au ministère des affaires étrangères continuent de lancer des appels et de regrouper les Tunisiens désireux de retourner au pays, a précisé le chargé de presse du ministère.
La Société nationale de transport interurbain, les Sociétés régionales de transport régional et la Société nationale des chemins de fer tunisiens se chargent du transport des citoyens tunisiens arrivant à Ras Jedir et Dhhiba vers leurs lieux de résidence alors que les ressortissants arabes et étrangers sont dirigés vers les différents centres d’hébergement, les ports et les aéroports dans l’attente de leur évacuation vers leurs pays.
Les différentes sociétés de transport aérien, terrestre et maritime contribuent, aussi, à l’acheminement des aides alimentaires, des vêtements et des couvertures au poste de Ras-Jedir.
Immigration illégale : 500 Tunisiens à Lampedusa et Linosa
Environ 500 Tunisiens ont débarqué illégalement dans la nuit de mardi à hier sur la petite île italienne de Lampedusa, ou celle voisine de Linosa, après une pause d’une semaine environ
«Nous avons escorté dans la nuit un bateau avec 347 personnes à bord dont quatre femmes», ont annoncé

les garde-côtes.
Dans la journée, cinq autre débarquements ont eu lieu, dont un sur la petite île voisine de Linosa où 22 immigrés ont été interceptés. Les quatre autres débarquements ont eu lieu à Lampedusa, et le plus important, dans la matinée, était de 44 personnes.
Le dernier débarquement en provenance de la Tunisie remontait au 23 février quand une trentaine d’immigrants clandestins avaient été secourus. Le mauvais temps qui régnait depuis avait interrompu les débarquements.
Les quelque 350 personnes ont été transférées dans le centre d’accueil et d’identification de l’île, que les autorités italiennes avaient réussi lentement à vider après l’arrivée de plus de 6.000 Tunisiens fuyant le chaos dans leur pays à la mi-février.
Parmi les Tunisiens figurait également une équipe de télévision allemande, composée de deux membres, qui ont entrepris la traversée sur l’embarcation d’une quinzaine de mères avec leur caméra, selon le site internet du Corriere della Sera. Les deux hommes ont été relâchés après identification.
Dans le même temps, le parquet d’Agrigente, en Sicile, responsable pour l’île de Lampedusa, a ouvert une enquête préliminaire à l’encontre de plus de 6.000 Tunisiens, accusés d’»immigration clandestine», un délit puni par la loi italienne.
«C’est vrai, nous sommes obligés de tous les inscrire au registre des personnes sous enquête», a confirmé le procureur général du parquet
d’Agrigente, Renato Di Natale, selon la même source, affirmant que c’était désormais la pratique depuis plusieurs années pour tous les débarquements d’immigrés.
Le même parquet a aussi ouvert une enquête contre le maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, accusé d’incitation à la haine raciale, pour avoir adopté un décret interdisant «la mendicité et les comportements contraires aux convenances, ainsi que l’utilisation des lieux publics pour y camper», selon le quotidien.
Pour aider l’Italie face à ce flux de candidats à l’immigration, dont la majorité souhaiterait se rendre en France, l’Union européenne a déployé une mission de Frontex, l’agence de surveillance des frontières européennes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com