Heurts sur tous les fronts entre pro et anti-Kadhafi : La guerre civile s’installe en Libye





Les affrontements ont repris de plus belle en Libye entre pro et anti-Kadhafi. La guerre civile, tant brandie par le Guide libyen semble devenir une réalité .Ces heurts auraient fait en tout cas de nouvelles victimes.
Le Quotidien-Agences
Une société israélienne recrute des mercenaires pour aider Moammar Kadhafi à écraser le soulèvement contre son régime, indique un site israélien mardi dernier.
Citant des sources égyptiennes, le site en langue hébraïque, Inyan Merkazi (News Israel), indique que la société est dirigée par des officiers en retraite de l’armée israélienne.
L’article affirme que de nombreux ex-officiers hauts gradés israéliens ont vendu illégalement des armes à plusieurs nations africaines, et qu’ils ont été soumis à des interrogatoires sur leurs activités passées.
Le site indique aussi que le premier dirigeant de la société a récemment rencontré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef des Renseignements, Aviv Cokhavi, et que ces officiels israéliens ont tous approuvé le recrutement par cette société de mercenaires pour soutenir Kadhafi.
D’après cet article sur News Israel, les officiels israéliens ont approuvé le recrutement en raison de leurs craintes que si Kadhafi est renversé, il ne soit remplacé par une «un régime islamique extrémiste».
Pendant ses quatre décennies de pouvoir à la tête de cet Etat d’Afrique du Nord, Kadhafi s’est montré l’un des plus virulents critiques d’Israël.
Les représentants de la société se sont rendus récemment au Tchad pour discuter avec un officier haut gradé des Renseignements libyen, Abduallah Sanusi, selon l’article. Lors de cet entretien, Sanusi a donné son accord pour payer la société afin qu’elle recrute 50 000 mercenaires dans des pays d’Afrique, toujours selon ce site.


Le Quotidien-Agences
Les insurgés libyens ont engagé hier une bataille pour le contrôle du terminal pétrolier de Ras Lanouf, dans l’est du pays, et des fusillades ont éclaté à Tripoli, principal bastion de Mouammar Kadhafi où l’opposition est parvenue à se rassembler brièvement.
Les forces fidèles au colonel libyen ont parallèlement lancé une contre-offensive sur Zaouïah, à 50 km à l’Ouest de Tripoli, où quelque 2.000 insurgés sont regroupés dans le centre du port, rapportent des habitants. Les chaînes arabes Al Arabia et Al Djazira ont fait état d’un bilan de 13 à 50 morts, hier.
A Tripoli
C’est à coup de gaz lacrymogène, voire de tirs, selon des témoins, que les forces pro-Kadhafi, en treillis militaires et foulards verts, ont entrepris de disperser les quelques premières tentatives des manifestants qui ont pris place en fin de matinée. Pas question pour le régime de voir les insurgés s’emparer de la capitale, principal bastion de Kadhafi, que la propagande présente comme calme et isolé du tumulte. Tout a donc été mis en œuvre pour étouffer dans l’œuf d’éventuels insurrections spontanées. Internet a été coupé, l’accès aux chaînes satellitaires également, et les journalistes étrangers sont restés confinés de force dans leurs hôtels, avant d’être autorisés à sortir mais à destination uniquement des sites choisis par les autorités.
A Zawiyah
Selon la télévision nationale libyenne, cette ville tenue par les rebelles auraient été reprise par une unité commandée par l’un des fils de Kadhafi et baptisée la brigade Khamis. Ses hommes auraient pris Zawiyah d’assaut hier matin à coup d’obus de mortiers, d’armes automatiques et mitraillettes. La télévision affirme même que les principaux chefs rebelles ont été soit tués, soit faits prisonniers. Et d’énumérer les prises de guerre des fidèles du Guide de la Révolution: «31 chars, 19 transports de troupes, 45 batteries de DCA et d’autres armes [auraie]nt été saisies».
Selon la chaîne Al -Arabiya, au moins 13 personnes auraient été tuées. Un autre témoin sur Al-Jazira parle lui de plus de 50 morts et 300 blessés.
Un militant politique de Zawiyah, Mohammad Qassem, interrogé en direct sur la chaîne qatarie Al-Jazira, a démenti la chute de la ville, tout en reconnaissant qu’elle était encerclée.
A Ras Lanouf
A Ras Lanouf, port pétrolier stratégique à quelque 600 km à l’Est de Tripoli, les insurgés ont pris, hier, le contrôle de l’aéroport. Au moins quatre personnes ont été tuées dans ces affrontements, a dit à l’AFP un insurgé sur place.
«Ils tirent des roquettes Grad. J’ai vu quatre personnes tuées devant moi. Ils ont été touchés par une roquette», a déclaré le témoin se présentant seulement sous le nom de Marai, à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Ras Lanouf, port pétrolier stratégique situé à environ 600 km à l’Est de Tripoli.
Des ambulances fonçaient le long de l’autoroute en direction de Ras Lanouf.
«Ils ont déployé un hélicoptère», a-t-il dit, en référence aux forces pro-Kadhafi. A la question de savoir pourquoi il s’éloignait du front, il a affirmé: «je ne porte pas d’arme».
«On a vu des gens mourir partout,» a déclaré à l’AFP un autre volontaire du côté des insurgés, se présentant sous le nom de Abdelraouf.
Il revenait du front, des tâches de sang étaient visibles sur le siège arrière de son véhicule.
«C’est un ami à moi» qui a été atteint par une arme automatique. «Nous l’avons remis à une ambulance», a-t-il dit.
Plus tôt, un journaliste de l’AFP avait fait état de bombardements intenses et de tirs d’artillerie entendus près de Ras Lanouf, contrôlé par les forces du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
Une heure après, les bombardements et les tirs étaient intermittents.
Des insurgés revenant du front criaient de leurs véhicules qu’il y a avait eu des bombardements aériens et affirmé qu’une partie de Ras Lanouf était tombée aux mains des insurgés. Il n’a cependant pas été possible de confirmer de source indépendante.
Un journaliste de l’AFP à l’extrémité Ouest d’Ajdabiya, une ville sous le contrôle des insurgés située plus à l’est, a fait état de tirs en l’air intenses des insurgés, selon qui Ras Lanouf était tombée alors que de nombreux camions transportant des volontaires armés se dirigeaient vers le front.
A Benghazi
La chaîne qatarie Al Djazira a montré aujourd’hui des images d’une colonne de fumée noire s’élevant au dessus d’installations pétrolières à Zoueïtina, au Sud de Benghazi. Mais on ne sait pas rien de plus de cet incendie.
Dans Benghazi tenue par les rebelles depuis maintenant , quelques 5.000 habitants, à l’heure de la prière, se sont agenouillés près du tribunal de la ville, quartier général de l’insurrection. L’imam a alors promis que «la victoire était proche»: «Tripoli est notre capitale et cette nuit sera décisive», a-t-il prêché.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com