«Le Quotidien » à Ras Jedir : Flux continu, mais rapatriement organisé





Les organismes internationaux, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis
aident la Tunisie dans l’accueil et le transit des étrangers fuyant la Libye. Mais le flux ne s’arrête pas.
De notre envoyé Mourad SELLAMIO
Le poste frontalier de Ras Jedir et le camp des réfugiés de Choucha continuent à accueillir des milliers de personnes fuyant la Libye. Il s’agit, essentiellement, de Bangladais, de Vietnamiens et de personnes de différentes nationalités africaines, notamment des Maliens et des Ghanéens. Les Egyptiens se font désormais rares après le passage de près de trente mille Egyptiens par la frontière tunisienne.
Le transit des ressortissants égyptiens vers leur pays s’est désormais organisé après de multiples appels lancés à l’adresse de la communauté internationale. Des rotations aériennes et marines ont été organisées pour leur transit. Ainsi, plus de 16.000 Egyptiens ont été rapatriés chez eux durant les trois derniers jours, en plus de 1500 Chinois, 700 Bangladais, 600 Vietnamiens et 200 ressortissants des pays de l’Afrique de l’Ouest.
Ras de marée bangladais
Les Egyptiens partis, c’est au tour des Bangladais de prendre leur relais au camp humanitaire de Choucha à sept kilomètres du poste frontalier de Ras Jedir. Ils sont actuellement près de douze mille Bangladais à y séjourner. D’autres milliers de leurs concitoyens attendent encore l’autorisation de passage du côté libyen du poste frontalier de Ras Jedir.
Selon le Général Essoussi, chef du camp de Choucha, les Bangladais posent plus de problèmes que les Egyptiens pour deux raisons. «D’une part, ils ne parlent pas une langue commune avec les personnes gérant le camp. Rares sont ceux qui connaissent un peu d’anglais. D’autre part, leur pays est pauvre et lointain. Leur transit va donc poser un véritable problème», explique-t-il.
Une telle situation nécessite un intérêt plus accru de la part de la communauté internationale pour aider la Tunisie à faire face à cette situation de catastrophe humanitaire sur sa frontière avec la Libye. L’ambassadeur de Grande-Bretagne en Tunisie a, certes, fait savoir que son pays examinera la situation des réfugiés bangladais en vue d’assurer leur rapatriement mais aucun plan concret n’a encore été mis en marche.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com