Dar Mohamed Ali et RMR Editions : Des coups de cœur à un prix symbolique





Un projet pilote de traduction et publication de six titres français traitant
de quelques pages noires de la Tunisie sous le règne de Ben Ali est actuellement en gestation. Détails.
 «Le 14 Janvier, pour ne pas oublier», tel est l’intitulé d’une grande opération lancée par Dar Mohamed Ali et RMR Editions (Librairie universitaire). Opération coup de cœur consistant en la publication de six titres français qui ont été longtemps censurés en Tunisie et dont les prix aujourd’hui, après l’abolition de la censure, restent au-dessous du pouvoir d’achat du lecteur tunisien, soit du grand public. «Nous avons constaté une bonne ruée des Tunisiens, qui boudaient auparavant les librairies et la lecture, vers les ouvrages qui ont été auparavant interdits de vente en Tunisie. Mais le problème pour ces lecteurs, surtout occasionnels, était le prix un peu exorbitant de ces ouvrages. Et il ne faut pas non plus oublier un autre facteur important et décisif, en ce début de réconciliation entre le Tunisien et le livre, à savoir la langue. Alors, nous avons pensé traduire trois titres, au grand bonheur des lecteurs arabophones. Nous cherchons tout simplement à rendre la lecture et le livre accessibles à tous les Tunisiens, quel que soit leur niveau d’instruction. D’ailleurs, nous avons fixé le prix à 10 DT pour chaque titre», nous a expliqué M. Mohamed Ali Raïssi, maître de RMR Editions.
Actuellement, ce projet de coopération entre Dar Mohamed Ali et RMR Editions est remis sur les rails et c’est le 15 de ce mois que les premières éditions seront exposées dans les vitrines des librairies. Des rencontres-débats avec les auteurs et des séances de dédicaces sont déjà prévues pour promouvoir ces nouvelles publications. Pour les titres qui verront le jour dans le cadre de cette opération citoyenne, nous citons: «La régente de Carthage» de Nicolas Beau et Catherine Graciet, «Notre ami Ben Ali» de Nicolas Beau et  Jean-Pierre Tuquoi, «La force de l’obéissance» de  Béatrice Hibou, «Une si douce dictature» de Taoufik Ben Brik, «L’Europe et ses despotes» de Sihem Bensedrine et Omar Mestiri et «Tunisie, le livre noir des reporters sans frontières». Pour la traduction en langue arabe, seuls trois titres sont concernés, à savoir: «La régente de Carthage», «Notre ami Ben Ali» et «Tunisie, le livre noir des reporters sans frontières». Et pour que les traductions répondent aux normes et soient à la hauteur des attentes du lecteur tunisien, ces trois ouvrages ont été confiés à des universitaires, qui selon les responsables, s’activent pour que tout soit bien réalisé.
Belle initiative qui, certainement, insufflera dynamisme et fraîcheur à la scène littéraire tunisienne.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com