Séminaire international : Quel processus de transition démocratique pour la Tunisie ?





La transition démocratique ainsi que plusieurs autres thèmes ont été l’objet d’un séminaire international organisé sous le patronage de la IESUE, en coopération avec l’Association de Recherches sur la Démocratie, CERSS, RABAT, IEEI et IESUE.
«Quelle voie pour la Tunisie», tel a été le thème majeur de ce séminaire international. Selon Mme Maria Do Rosario De Mores Vaz, présidente de l’IEEI, l’idée qui préside à ce séminaire international est de partir des interrogations et des défis au processus de transition démocratique en Tunisie en questionnant d’autres expériences de transition démocratique tels le Portugal, l’Espagne…Elle abonde dans ce sens: «nous sommes réunis aujourd’hui pour débattre plusieurs thèmes relatifs à la transition démocratique en Tunisie et aux enjeux de la phase actuelle. Nous avons constaté que la révolution tunisienne, qui est un tournant historique, est le véritable passage vers la nouvelle république. Nous allons essayer d’échanger les avis et les opinions en ce qui concerne les expériences précédentes de transition démocratique».
Le séminaire a marqué la présence de plusieurs participants à travers le monde : des économistes, des universitaires, des présidents d’associations internationales. Ces derniers sont venus pour débattre de plusieurs thèmes concernant la révolution tunisienne et les défis de demain. Pour sa part, M. Narcis Serra I Serra, Président de la fondation CIDOB à Barcelone, a indiqué que chaque expérience de transition est unique, et chaque processus a ses contours et ses propres contextes. Il affirme que le processus de la transition démocratique est toujours lié aux inspirations du peuple. Et de renchérir : «Chaque révolution est unique et incomparable à d’autres soulèvements populaires. A titre indicatif, les révolutions espagnole et tunisienne ne se ressemblent que dans quelques traits. Les aspirations des peuples sont un peu différentes. Mais ceci n’empêche que le but de ces soulèvements populaires est le besoin d’appliquer des réformes et des mesures visant la démocratie et la liberté. De ce fait, nous sommes ici pour mettre en débat les axes majeurs de la transition démocratique et dévoiler les voies capables de mener la Tunisie vers des lendemains meilleurs. Connaître les points forts ainsi que les points faibles, les démarches réussies ainsi que les moins bien réussies d’expériences semblables à la révolution tunisienne est très important pour aider les acteurs de la transition à éviter des pièges et s’épargner des erreurs de parcours à l’aboutissement démocratique».
D’autre part, ce séminaire a été l’occasion pour présenter de très intéressantes interventions qui ont abordé des sujets tels la transition démocratique, le volet de la sécurité, les voies de la transition…M. Haykel Ben Mahfoudh, Professeur en droit public, a souligné, lors de son intervention, l’importance de la sécurité et sa contribution à toute transition démocratique. Il poursuit en ces termes : «L’ancienne structure de la sécurité en Tunisie a été un outil entre les mains du gouvernement, ce qui est une faute grave. A mon avis, on a besoin de réformer cette structure pour qu’elle soit au service du peuple. Le pouvoir exécutif doit être séparé du système de la sécurité pour éviter les dérives du passé. L’Etat doit garantir une gestion de la sécurité capable d’assurer les normes démocratiques et les sains principes de la bonne gouvernance».
Il reste à noter que les coorganisateurs ont identifié 7 axes majeurs relatifs à la problématique de la transition démocratique sur les bases de l’exemple tunisien mais aussi espagnol, portugais, polonais, sud-africain et celui de l’Amérique Latine.


Walid BOUROUIS




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com