Journées de danse contemporaine : Etre ou ne pas être…





Avec «Ali», le rideau tombe ce soir, à 19h00, sur la 2e édition des Journées de danse contemporaine qu’accueille l’espace «Mad’art», depuis le 21 février dernier. Détails.
Vingt-cinq minutes suffiront-elles au duo Mathurin Bolze-Hédi Thabet pour apporter un regard neuf sur le handicap? La réponse est à découvrir ce soir, sur la scène de Mad’art, à partir de 19h00. Une rencontre de choc, entre un duo d’une rare force et d’une complicité quasi fraternelle…
«Ali» se veut un essai pour incarner l’inexistant, le non-dit, le rêvé, l’imaginé à travers une série d’interrogations sur le rapport avec l’autre. Les deux font la paire dans cette création minimaliste où tout se joue et se déjoue entre «quatre béquilles, trois jambes, deux têtes et une chaise» et une lampe située au centre, plantée directement sur la chaise. Et c’est déjà très suffisant pour deux artistes qui ont fait leurs armes dans les plus grandes écoles et compagnies de théâtre et du cirque.
C’est dans ce cadre, guidés par cette passion ardente pour les arts de la scène, que les deux artistes dont l’un (Hédi Thabet) est unijambiste recréent le cirque, lancent cette scénographie un peu singulière…
Sur la scène de l’espace Mad’art, ils seront à la fois, complices et rivaux, cherchant à traduire sans recourir aux mots les résultats de leurs recherches artistiques et esthétiques. Mathurin Bolze et Hédi Thabet se connaissent depuis longtemps, mais c’est pour la première fois qu’ils se rencontrent sur la même scène et partagent le même texte. «Ali» n’est pas une simple rencontre entre deux artistes ayant en commun une passion fougueuse pour la danse contemporaine et pour l’art du cirque: «Ali» c’est tout simplement Mathurin Bolze et Hédi Thabet, une sorte de fusion où le corps de l’un se fond dans le corps de l’autre pour finir en un seul individu. Une union où l’un porte l’autre, se complète avec lui, quitte à marcher avec lui avec des béquilles ou à lui glisser cette jambe qui lui manque. Ainsi, les noms deviennent sans importance car seul «Ali» compte.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com