Point de vue : Qu’attend-on pour aider la Libye?





Les combats en Libye font rage. Des centaines de morts tombent quotidiennement sous les feux des mercenaires et des sbires du régime de Kadhafi, armés jusqu’aux dents.
Les opposants au régime ne sont armés que de fusils d’assaut légers, mais surtout de leur volonté, leur acharnement à se libérer du joug du dictateur Kadhafi et à recouvrer leur liberté spoliée depuis voilà plus de quarante ans.
L’Occident, jusqu’au vingtième jour du soulèvement libyen, n’a pas levé le petit doigt pour venir en aide à ce peuple frère. Sauf une courageuse voix provenant de la France qui a proclamé sa position haut et fort, en recevant des représentants de l’opposition libyenne. Les autres pays européens sont dans l’expectative, par crainte de voir leurs intérêts touchés en Libye; ils attendent que la Ligue des Etats Arabes et l’ONU leur donnent leur consentement respectif.
L’OTAN se dit prête à intervenir, à condition que ses actes soient légalisés par une unanimité occidentale, alors que légitimité et bénédiction sont loin d’être acquises.
Entre-temps, le peuple libyen est en train de souffrir le martyre. Les villes de Ras Lanouf, Briga et Zaouia payent tous les jours au prix fort leur résistance à la soldatesque libyenne et à ses armes prohibées. Le monde arabe, en état d’hibernation totale, n’a pris aucune initiative pour mettre fin au massacre qui se produit en Libye. Ni les appels au secours, ni les information rapportées par les différents médias n’ont pu influer sur les chefs d’Etat arabes.
Pourquoi les U.S.A. et les Européens sont-ils restés passifs face à ce drame humain? Est-ce que leurs intérêts en Libye pèsent plus lourd que les vies des Libyens? Encore faut-il comprendre qu’ils ont peur d’un «guide» en pleine transe destructive. Ou est-ce qu’ils attendent de quel côté la balance va pencher pour prendre position?
Les opposants libyens ne demandent pas beaucoup de choses, ils veulent que les Européens leur assurent une couverture aérienne, en imposant une zone d’exclusion aérienne frappant les avions libyens, qu’ils les aident à détruire, par des attaques-éclairs, les positions des mercenaires de Kadhafi à Tripoli, et plus précisément à Bab El-Azizia, sur le sol, ils sont capables de pousser les soldats dans leur dernier retranchement, et de ce fait, obliger Kadhafi et son entourage à quitter le pays.
Dans les conditions que vit la Libye, tous les peuples épris de liberté et de démocratie se doivent de secourir le peuple libyen frère et l’aider à se libérer et à prendre ses destinées en main, en toute liberté, loin des ingérences et des immixtions.


Chedly BEN YAHMED




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com