Le Quartier d’El Bratel à La Goulette : Histoire d’une tragédie, signée par les Trabelsi





Depuis la révolution du 14 Janvier les masques tombent faisant voir le visage de l'injustice vécue par de nombreux tunisiens. L’histoire d’ El Bratel à La Goulette en est l’une des criantes illustrations.
Pour les Goulettois et, par extension, tous ceux qui ont eu l’heur de savourer les ineffables charmes de la ville, les Portails, la contraction d’El Bratel, en référence aux innombrables portes donnant accès à la cour intérieure des quatre côtés, avenue Roosevelt, rue El Qods, boulevard de la République qui longe la plage et rue Korbous, étaient le cœur battant de la ville. Et comme tous les quartiers emblématiques, la petite Sicile et le Casino entre autres, ils symbolisaient l’âme et l’identité de la Cité, à la gloire d’un principal credo, à savoir la tolérance, dans le droit fil de la cohabitation entre les trois religions monothéistes et du brassage des cultures.
Il faisait bon vivre dans ce vaste espace où environ 75 familles vivaient en totale communion, quand un certain 20 août 2008, une sommation d’évacuation des lieux émanant du gouvernorat de Tunis, tomba du ciel. Et commença alors le chemin de croix de ces habitants des temps immémoriaux, dont les sinistres événements ont été relatés par notre ami Moncef Fertani.
Il va sans dire que derrière le gouverneur, le maire de La Goulette et surtout le délégué, un certain Ali Riahi qui porte tellement mal son nom, une fripouille de la pire espèce dont l’obséquiosité n’a d’égale que l’aveugle cupidité, il y avait les «mains sales» sorties tout droit d’un dépotoir d’immondices, émanant de l’entourage infecte de Ben Ali. Et l’infernale machine de se mettre en marche, transformant le pittoresque paysage d’El Bratel, un véritable Eldorado, en une vaste et triste bâtisse en ruine. Et malgré les procès intentés, tous gagnés avec d’éloquentes expertises à l’appui, l’inexorable travail de démolition sauvage s’est poursuivi. Un crime, dans sa plus hideuse expression, contre l’humanité.
Et comme manifestation paroxystique de la bêtise humaine, le coup de grâce du 12 janvier 2010, l’irruption de quelque 500 agents, civils et en uniforme, qui, par un temps pluvieux, vers les 5h00 du matin, jetèrent dehors les derniers habitants récalcitrants, fourrèrent pêle-mêle leurs affaires dans les camions à ordures de la municipalité, sous les rires sarcastiquement triomphateurs de ce vil scélérat de délégué. Toute la dignité humaine bafouée !
Une année après, des complexes immobiliers et commerciaux au clinquant rutilant auraient pu y germer et générer pour les dépositaires de l’opprobre, d’irréductibles dividendes. Mais le président déchu, après avoir eu vent de l’affaire, enregistrée mais non diffusée à l’émission «El Hak Maâk» et de son incommensurable gravité a battu à plate couture, toute velléité de construction, donnant ses instructions lors d’un conseil ministériel pour que les derniers occupants d’El Bratel soient relogés dans un endroit autrement décent et que cet ancien espace paradisiaque soit transformé en parc récréatif borné de … parkings.
Justice divine et espoir renaissant
Et voilà qu’un an plus tard, quasiment jour pour jour, Fatum pour l’axe du mal, Ben Ali, Trabelsi, Materi et leurs pitoyables acolytes, la Providence pour les âmes bien nées n’ayant que bonté divine, chasteté et magnanimité comme alliées, se sont manifestées, chacune dans son registre, funeste pour les uns, béatifiant pour les autres.
Et depuis le 14 janvier, les familles d’El Bratel, comme par enchantement requinquées, se pavanent sur leurs terres spoliées, l’âme certes meurtrie, mais l’honneur sauf, dans l’attente d’une réparation morale et matérielle. Du coup, l’on se remet à caresser un espoir fou, celui de réintégrer son Bratel bien aimé. Fortes de leurs certificats de propriété, toutes ces familles s’emploieront ferme à ce que plus personne n’empiète sur leur sol sali par la crasse, mais béni par la grâce. Des propriétaires au statut singulier en fait, puisque l’immeuble qu’ils sont censés habiter est encore en phase de construction et que, corrélativement, ils sont contraints de payer des loyers exorbitants.
Postulation chimérique? Pas vraiment, dans la mesure où un premier miracle a eu lieu, celui du 14 janvier qui a sonné le glas d’une des plus infâmes tyrannies au monde. Pourquoi pas un autre retentissant coup du sort, à la faveur de la reconstruction d’un nouveau Bratel, pas tout à fait le même, pas tout à fait un autre.
Pour que les familles Zaïer, Lassir, Bouzanna, Khammar, Chelbi, Hajji, Boujemaâ, Laroussi, Machfar, Ben Slimen, Msaddek, Sebti, Ben Dhafer, Oueslati, à titre indicatif et non restrictif (et que les autres m’excusent), retrouvent une paix intérieure assez écornée comme cela et que le baron d’Erlanger, le premier propriétaire des Portails, ne se retourne plus de dépit, d’aigreur et de désappointement dans sa tombe et puisse se reposer désormais en paix.
Wahid SMAOUI


L’un des survivants du Bratel raconte …

Notre cité construite sur 1 ha front de mer avec ses arches blanches, ses portes et fenêtres, était bleu azur.
Les murs des maisons en pierre avaient une épaisseur entre 80 et 90 cm.
Il y avait un grand jardin planté de figuiers, mûriers, oliviers et de beaux palmiers. Un grand gazon couvrait presque toute la surface. Des fleurs de toutes sortes ornaient le tout. Le style de la Construction remontait au XVIIIe siècle, car celle-ci servait de garnison à l’armée turque. La plupart des maisons avaient leur parquet en marbre. C’était un endroit très propre, spacieux où il faisait bon vivre.
L’énigme du Bratel a débuté il y a quelques années.
En ces temps-là, il y avait une certaine Jalila Trabelsi députée et membre du Conseil municipal de La Goulette, son frère Imed Trabelsi alors vice-président et le maire à l’époque, M. Boussalem.
La cité était composée de 95 familles dont 33 propriétaires, les autres étant locataires au ministère des Domaines de l’Etat.
La convoitise du terrain étant forte, il y a eu une réunion englobant le ministère des Domaines de l’Etat, la municipalité de Tunis, le ministère de l’Equipement et la mairie, afin de déloger les habitants de gré ou de force.
Au début, ce ne fut pas une besogne facile. Alors, on nomma un délégué répondant au nom de Ali Riahi (pas le chanteur Allah Yarhmou), un homme sans foi, ni loi, la pire espèce que la terre ait jamais portée. Il suit un plan machiavélique: il trouva parmi les locataires une veuve et son gendre du R.C.D., leur promit à chacun un appartement s’ils arrivaient à convaincre le maximum d’occupants de partir. Ce fut à un lavage de cerveau que s’adonnèrent nos deux R.C.Distes.
Les deux lascars parvinrent à mettre sous leur coupe la grande majorité des locataires et même propriétaires.
Ces derniers s’en allèrent de leur propre gré signer des papiers et des contrats sans valeur légale, bref, c’était l’arnaque.
Le jour de leur départ fut grandiose. Il y avait des youyous qui fusaient de partout, du «Bkhour» pour encenser le délégué qui était souriant et sa victoire à 75% acquise dans le but de satisfaire la convoitise de ses maîtres.
Après leur départ, ce fut le calvaire pour le restant des habitants. Tous les jours, le délégué, entre six et sept heures, venait nous réveiller, dimanches compris. Ce mec-là, c’était un vrai bûcheur, il amenait avec lui bulldozers, camions et ouvriers de la municipalité faisant un bruit assourdissant, démolissant une maison par-ci, délabrant un mur par-là, provoquant les habitants terrorisés. Voyant les choses évoluer ainsi, d’autres habitants cédèrent et partirent. Parmi eux, un couple de sexagénaires italiens et une française célibataire âgée de 75 ans. Celle-là, la pauvre, a enduré les pires moments de sa vie, harcelée, menacée, terrorisée à plusieurs reprises par le délégué, la laissant parfois évanouie. Elle ne devait son salut que grâce aux femmes qui ameutaient le quartier et la secouraient en l’aspergeant d’eau ou en lui faisant boire de l’eau de fleurs d’oranger. Son nom est Nini, elle a joué dans un court-métrage choisi pour les J.C.C., à savoir «La dernière Goulettoise», projeté en 2010.
Le nombre d’habitants s’est réduit à 12 propriétaires et 2 locataires, le noyau dur à combattre. Alors, cette fripouille de délégué venait presque tous les après-midi en criant: «Les gens qui veulent votre terrain sont trop forts pour vous, ils ont le pouvoir, la justice et les flics de leur côté, foutez le camp avant qu’il ne soit trop tard et après, vous allez le regretter amèrement». Rien n’y fit, on fit la sourde oreille. Touché dans son amour-propre, il alla plus loin.
Il saccagea les canaux d’évacuation de l’ONAS, les tuyauteries de la SONEDE et demanda aux services intéressés de ne pas intervenir. Il est allé à plusieurs reprises au palais de justice pour entraver les procédures de la cour, car les juges qui avaient les dossiers se sont montrés à la hauteur de leur tâche.
Merci Messieurs les juges d’être du côté de l’équité.
Mieux encore, il s’attaqua directement aux maisons habitées. Le 15/1/09 à 10h00 du matin, il s’est présenté devant ma maison avec 4 policiers municipaux et un du ministère de l’Intérieur et amena avec lui son joujou préféré, le bulldozer.
En entendant le bruit de l’engin, ma femme, âgée de 66 ans se précipita vers la porte donnant accès à la rue, et fut hébétée de voir ce monstre devant notre maison. A sa vue, le délégué ordonna au conducteur de l’engin de détruire le mur de la maison jouxtant la nôtre et telle une furie elle s’interposa entre l’engin et la maison.
L’un la tirait par les bras, l’autre par ses cheveux, elle ne broncha pas, elle était clouée au sol. Voyant ma femme ainsi, je me suis précipité à son secours et le policier (flic) me tint par la gorge et me dit: «toi, ne bouge pas, sinon je t’embarque pour un bail».
Nous sommes allés au poste de police pour porter plainte, mais personne n’a voulu nous entendre, façon de dire «allez voir ailleurs».
Violation de la Constitution
Le 12 janvier 2010 à 6h00 du matin, 500 policiers, toutes tenues confondues, armés jusqu’aux dents (gaz lacrymogène, matraques, pistolets, chiens, etc …) firent irruption dans les maisons n’ayant ni préavis, ni motif d’expulsion, et n’étaient pas asssistés de notaire (la loi de la jungle). C’était des civils, les autres en tenue, étaient à l’écart. Pour ma part, j’ai refusé de sortir, alors je reçus le battant de la fenêtre sur mon front, ce qui m’occasionna une large cicatrice. Ma femme, elle, tirée de son sommeil, reçut la porte de la chambre à coucher sur le menton. Elle aussi fut blessée. Le flic en civil l’ayant vue ainsi, la tira sauvagement par les épaules et lança à son collègue: «Emmène cette … à l’ambulance».
Mes enfants ont été jetés comme des chiens dans un bus.
Moi, par contre, on me tira sauvagement en me poussant hors de la maison, le visage ensanglanté et là dans la lueur matinale, j’ai vu mes voisins dehors, pleurant sous une pluie glacée. L’une des voisines venue me secourir avait mis les chaussures de son mari à la hâte.
Entre-temps, les policiers qui ont fait irruption dans la maison, trouvant les maîtres de céans absents firent main basse sur les objets de valeur (bijoux, argent, montres).
Bonjour les dégâts.
Le délégué, présent sur les lieux, était en extase, savourant une victoire tant méritée à la sueur de son front, rêvant de sa récompense durement méritée. Je le voyais les mains dans son pardessus bleu nuit, l’air fier et hautain.
Plus tard, je sus pendant l’invasion, car c’en était une, qu’une équipe de flics s’était installée dans la maison d’un voisin avec 6 personnes (hommes et femmes) habillées à la bédouine, étrangères à la ville de La Goulette, rassemblées autour d’un feu de bois, une théière dessus qui applaudissaient et criaient: «Vive le Président qui nous a donné une maison».
Rien n’est éternel
Le 14 janvier 2011 à 17h30, notre dictateur prit la poudre d’escampette, laissant derrière lui le triste souvenir de son règne. Tous les médias ont parlé, les langues se sont déliées, les stylos se remirent à écrire.
Une chaîne locale s’est déplacée 15 jours plus tard pour couvrir l’affaire des Bratel (sujet tabou avant), et là à la place de nos maisons rasées, on a construit un parking (drôle de politique consistant à déloger les gens pour faire un square).
Et voilà que tout le monde se mit à parler au micro, qu’elle ne fut ma surprise lorsque je vis et entendis les RCDistes qui étaient de concert avec les Trabelsi et le malfrat de délégué: «On nous a fait sortir de force avec les chiens et les matraques. Nous voulons que l’Etat reconstruise nos anciennes habitations car nous avons hâte d’y retourner». Des nèfles oui. Quel retournement de veste! Le roi est mort, vive le roi!
La plupart des habitants humiliés seront relogés très bientôt dans leurs nouveaux appartements conçus spécialement pour eux à Khereddine. Je demande au gouvernement lors de la remise des clés qu’ils soient dédommagés car ils furent délestés de leurs bijoux, argent et durent débourser des loyers de la période allant de janvier 2010 à mai 2011, date de la remise de clés, outre le préjudice moral.
En dernier lieu, au nom de tous les habitants dignes du Bratel, je formule un vœu pieux et j’insiste que le délégué Ali Riahi soit traduit devant la justice et jugé pour tout le mal qu’il a fait subir à de paisibles citoyens. Justice S.V.P.
Moncef Fertani
ex 5 Rue El Qods - La Goulette


Les «Bratéliens» unanimes : «Nous reviendrons sur nos terres»

Les péripéties aussi rocambolesques que lacérantes que vivent les habitants du célèbre quartier d’El Bratel ont de quoi estomaquer les esprits de tout acabit.
Wahid Smaoui
Ils avaient la loi, dans toute sa force marmoréenne, de leur côté. Mais ils n’ont récolté que des déboires et d’irréductibles mécomptes. L’âme aux abois, ils ont épuisé tous les recours, ratifiés par les tribunaux et les experts, mais battus sanguinairement à plate couture par des malfrats à l’exécrable voracité. Et comme par enchantement, il y eut cette glorieuse révolution du 14 janvier. Comme un signe prémonitoire du destin pour le rétablissement d’une dignité humaine bafouée.
Le Quotidien a recueilli les témoignages émouvants et pathétiques de certains propriétaires qui, à l’unisson et dans un même élan, une même postulation, croient plus que jamais en des lendemains riants, à savoir la reconquête de leur inestimable dû.
Ali Bouzanna
«J’ai plus de 90 ans. Imaginez dans quel état j’étais quand j’ai dû évacuer ma maison, le jour (5h00 du matin) où la force publique, munie de ses bulldozers, nous a chassés.
Il n’y avait aucune raison valable qui pouvait motiver un tel carnage, ni délabrement, ni utilité publique, ni rien du tout. Il y avait derrière toute cette macabre mascarade une bande de mafieux, ces innommables Trabelsi et Materi, les vrais commanditaires, qui ont soudoyé certaines âmes basses et viles du gouvernorat, de la municipalité et de la délégation. Malgré tout, notre union finira par triompher et nous retournerons avec la bénédiction divine, sur nos terres».
Yakouta Ben Slimène
«Les injustices que nous avons endurées relèvent des périodes moyenâgeuses et obscurantistes. Qui l’aurait cru? Notre chère Goulette, le symbole par excellence de la tolérance , ainsi émiettée quartier après quartier. L’animosité, l’inimitié et l’inéquité, qui ont émané de ceux qui nous ont tyrannisés, des Tunisiens comme nous, nous les ignorions totalement avec les Français, les Italiens, les Maltais et les Tunisiens d’alors que nous côtoyions dans une totale communion. Passe si l’on nous avait délogés pour utilité publique, mais leur principal aiguillon, c’était la cupidité, la convoitise et la recherche aveugle et effrénée de l’argent facile. Que Dieu leur pardonne, malgré tout».
Samir Zaïer et sa mère Zina
«La tragédie que nous avons vécue relève de la fiction et elle s’inscrirait dans le droit fil d’un film d’horreur. C’est un véritable crime contre l’humanité que de nous déloger aussi sauvagement.
Toutes les étapes de cette expropriation abusive étaient truffées d’irrégularités. Une grave entorse à la loi et aux règles élémentaires du respect de la dignité humaine. Les habitants de tous âges, Am Ali Bouzanna à titre indicatif, 94 ans, femmes, enfants, des élèves qui pouvaient s’enorgueillir de se prévaloir de moyennes élevées et qui ont vu leur parcours scolaire et universitaire cruellement écorné, 40 propriétaires, 35 locataires de longue date se réclamant de l’indétrônable droit au maintien sur les lieux, tout ce beau monde malmené, ballotté, jeté dehors sans aucun égard. Toutes les autorités officielles, les ministères des Domaines de l’Etat, de l’Equipement, le gouvernorat de Tunis, la municipalité et la délégation de la Goulette, incarnée par un fripon de la pire espèce, un certain Ali Riahi, un hideux vassal à la solde des Trabelsi et Materi, tous se sont ligués contre nous. Mais avec l’aide de Dieu et contre vents et marées, nous retournerons à notre Bratel fétiche».
Les Hajji, Azaïez et Faouzia
«Après la regrettable démolition de la «Jetée», ce somptueux restaurant en pleine mer qui a vu défiler des sommités artistiques nationales (Saliha, Jouini, Riahi...) et internationales comme le majestueux Farid Latrach, l’incompréhensible bitumage du «Boughaz», ce canal qui jouxtait la «petite Sicile» dans les années 60, le rasage de cette dernière ainsi que du Casino, voici venir le tour des Bratel. Mais là, il s’agit d’un tout autre son de cloche. En effet, nous ne nous laisserons nullement faire. Plus question de rallier les appartements d’une effarante exiguïté de Khéreddine où les commodités élémentaires font défaut, telles que parking, sous-sol... Notre foi est grande en Dieu, le Clément et Miséricordieux».
Noureddine Machfar
«Le traitement inhumain dont nous avons pâti dépasse tout entendement. Toutes les décisions prises à notre encontre étaient on ne peut plus arbitraires. A titre indicatif, nous ne connaissons même pas les appartements dans lesquels on compte nous reloger. Nous avons été chassés, pourchassés et persécutés comme des pestiférés. Aucune cellule sociale ne nous a accueillis pour nous doter de la sollicitude morale requise, attendu que le sort que nous avons subi est assimilable à celui de sinistrés d’un désastre quelconque.
Malgré tous nos déboires, nous aurions pu profiter de la donne générale de mise après le 14 janvier pour revenir sur nos terres et les occuper de nouveau. Mais nous voulons le faire dans les règles de l’art et conformément aux procédures légales».
Aziza Laroussi
«Je ne retrouverai la paix intérieure qu’une fois que j’aurai récupéré ma maison et mon restaurant au même endroit. D’ailleurs, je suis la seule à n’avoir signé aucun document inhérent au nouvel appartement dans lequel on veut nous reloger et que je ne rejoindrai jamais. Ou mon chez-moi ou rien.
Par ailleurs, je ne passerai pas sous silence le comportement odieux et humiliant dont une certaine Maherzia Kilani a fait preuve à mon encontre.
Conseillère à la présidence, elle était chargée du dossier du relogement et se croyait dotée d’une quelconque immunité et prémunie contre l’impunité. Mais la justice divine est au-dessus de tout et cette criminelle de Maherzia l’a déjà payé cher après la révolution bénie du 14 janvier».




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com