Transtu : Une très probable grève générale





La grève entamée jeudi par les cadres et les agents de la Transtu au dépôt des bus d’El Bokri et Tebourba est en train de se propager et risque de toucher le reste du réseau.
Avis aux passagers des bus de la Transtu. Le réseau risque d’être totalement paralysé demain dans l’ensemble du Grand-Tunis «si l’on continue à ignorer la demande des agents et des cadres de la société réclamant le départ du Pdg», précise au Quotidien un cadre de la société. Notre interlocuteur s’attache, toutefois à indiquer que tous les grévistes «espèrent que les usagers seront compréhensifs à l’égard de leur mouvement», malgré les désagréments qui leur sont causés par la grève qui, insistent-ils, a pour seul objectif: «Mettre terme aux pratiques frauduleuses dans la gestion de l’entreprise».
La vague de grève qui s’est mise en mouvement, jeudi, dans les dépôts El Bokri et Tebourba (gouvernorat de l’Ariana et La Manouba) pour se répandre 24 heures après, à Bab Saadoun et Zahrouni —qui desservent des quartiers et des zones de très grande densité urbaine—, n’a pas ainsi l’air de fléchir dans les heures qui viennent. Le mouvement risque, en effet, de s’étendre pour toucher l’ensemble des zones desservies par les bus du principal transporteur en commun dans le Grand-Tunis. Sachant que les bus spéciaux réservés au transport des élèves et des étudiants, ont continué en revanche, à rouler normalement.
Demain, «ce qui est presque sûr, c’est l’adhésion du dépôt de la Charguia à la grève», affirme notre source qui était hier parmi les grévistes en sit-in au dépôt El Bokri à l’Ariana.
Pour ce qui est du dernier dépôt, celui de Bir Kassaâ, le 6e de Transtu, «il y a grande possibilité, toujours selon notre source, pour que l’on prenne part au mouvement», bien qu’il y ait encore des niches de résistance.
Il faut noter, par ailleurs, que du côté du ministère du transport et de l’équipement, une équipe de dialogue a été déléguée depuis mercredi pour négocier une issue qui soit favorable à tout le monde. Ces négociations demeureront, toutefois, vaines tant que la principale revendication des grévistes, à savoir la destitution du PDG, reste insatisfaite.
Jusqu’à hier, la grève des bus, dont on n’est pas encore sûr si elle pouvait être ralliée par un débrayage des métros, a paralysé une grande partie du réseau. A l’heure actuelle, ce sont des centaines de bus qui se trouvent bloqués dans les quatre dépôts de Transtu, attendant un dénouement qui ne se profile encore pas à l’horizon.


H. GHEDIRI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com