Espaces culturels : Un manque à gagner





Depuis plusieurs décennies, nos espaces culturels, du moins ceux étatiques, étaient accaparés,
faut-il l’avouer, par le parti politique qui était au pouvoir.
Cela n’avait pas encouragé les jeunes, qui n’étaient pas de la même mouvance politique de ce parti, à fréquenter facilement ces lieux dits culturels. Car il existait, dans certaines maisons de la culture, ou de jeunes, ou dans des centres culturels municipaux, ou sous la tutelle du ministère de la Culture, des «cellules destouriennes»! La désertion de ces lieux était triste à voir. C’était plutôt la «culture politique» (sic!) qui prévalait! Un véritable gâchis qui avait et pour longtemps, mis ces lieux et leur public potentiel à la croisée des chemins, sinon, hors jeu!
Aujourd’hui, ces lieux culturels, en premier lieu, devraient nécessairement «relever la tête», car les jeunes, qui ont fait la révolution, n’en demanderont qu’un droit légitime, pour y exercer leur devoir citoyen.
Une aura qui est de nature à créer, et pour de vrai, l’animation culturelle dans la cité. Cela ne concerne pas uniquement la capitale, mais toutes les villes et tous les villages de Tunisie, qui a le plus besoin de tous ses enfants qui veulent la rebâtir sur des bases réelles.
Le domaine de la culture devrait être protégé et défendu par toutes les générations actuelles. L’indifférence et «l’oubli» ne devraient plus exister et n’auront plus droit à l’existence dans cette merveilleuse effervescence qu’a vécue et vit le pays dans tous les domaines. D’un autre côté, les espaces culturels ne concernent pas seulement le public, autant que les artistes créateurs qui devraient y trouver le lieu idéal pour mettre à vue leur création, mais aussi pour abriter leurs compagnies et autres clubs artistiques. Une nouvelle page s’ouvre à notre culture nationale. Il est du devoir de chaque citoyen de la vivre et de la défendre.


Lotfi BEN KHELIFA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com