Al Taller International : Un espace de création et de réflexion pour les jeunes





Suite à la révolution, plusieurs associations non-gouvernementales en Tunisie s’engagent davantage dans la reconstruction du pays. Parmi ces établissements, Al Taller International a lancé une université ouverte.
Cette association internationale, fondée en 1980 en Tunisie, travaille avec des organisations de la société civile à travers le monde, en particulier les ONG et les mouvements sociaux. Son président d’honneur est Nelson Mandela et sa secrétaire générale est Mme Corinne Kumar. En Tunisie, Al Taller International travaille actuellement sur quatre programmes visant différents secteurs concernant la jeunesse, la démocratie, les causes de la femme, les TIC…
Selon Mme Kumar, le premier programme est un centre d’information et de communication pour former les jeunes en Tunisie sur les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Et de renchérir: «Ce centre a pour objectif d’assurer un espace d’expression et de formation pour les jeunes, surtout ceux issus des familles nécessiteuses. La formation est gratuite et contient des thèmes très importants, tels: open source, les réseaux sociaux, le web. Ce programme a connu un succès étant donné que 75% des jeunes formés ont réussi à trouver un emploi permanent. Nous allons développer ce programme pour sensibiliser les jeunes à l’importance des TIC».
Par ailleurs, Mme Kumar a signalé que l’ancien régime a interdit à Al Taller de donner des diplômes à ses jeunes. Maintenant, l’association compte étudier de nouveau cette suggestion pour faciliter le recrutement des jeunes ayant ce diplôme.
D’autre part, le deuxième programme est une université ouverte pour les jeunes. L’association a organisé huit sessions de débats dans le cadre des travaux de cette université. Les sujets touchent la politique, la démocratie, la mondialisation, la pauvreté, la violence à l’égard des femmes… La secrétaire générale de l’association affirme que cette université est un espace pour échanger les idées et débattre plusieurs sujets relatifs à l’intérêt des jeunes. Elle abonde dans ce sens: «Avant le 14 janvier, il n’y avait pas d’espaces pour débattre de la question politique en Tunisie. De ce fait, nous avons créé cette université pour multiplier notre présence dans les régions et renforcer la capacité d’Al Taller de réflexion et d’action constructive sur les questions importantes de notre temps. Ceci nous permet de faciliter le dialogue Sud-Sud et Nord-Sud, afin de démontrer notre solidarité avec les mouvements sociaux et de poursuivre les actions ancrées dans les réalités des communautés dans chaque région». L’université ouverte de Al Taller International travaille en coopération avec les pays arabes à l’échelle régionale, nationale et continentale.
Le troisième programme de l’association consiste à organiser des tables rondes, réunions, colloques et séminaires regroupant toutes les composantes de la société civile. Les prochaines tables rondes seront dédiées aux révolutions arabes et au discours politique international.
En outre, et dans le cadre des activités culturelles de l’association, Al Taller International place un espace ouvert pour les poètes, les écrivains, les intellectuels dans lequel présenter leurs œuvres et leurs activités récentes.
Toujours selon notre interlocutrice, Al Taller International recherche la voix des régions et encourage les dialogues entre les cultures. L’association travaille avec différents mouvements et institutions pour les droits de l’homme, la paix, l’environnement, les femmes et les peuples.

Walid BOUROUIS


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com