A l’espace Artisto : Sur les mêmes notes gaies





Pour la 2e quinzaine de ce mois, les maîtres de l’espace Artisto proposent aux fidèles une panoplie d’expressions, à profusion et contre toute forme d’exclusion.
L’espace Artisto a bel et bien accompagné la Révolution, accueillant, au quotidien, citoyens et artistes venant débattre de la nouvelle Tunisie, échanger leurs idées et partager leurs émois. Malgré les moments difficiles et les actes de vandalisme menés par quelques fauteurs de troubles quelques jours après la Révolution, l’espace est resté ouvert… Ouverture prônant la parole libre, dans tous les domaines sans exception.
Passionnés de cinéma, réservez dès maintenant votre ticket. A l’affiche: «12h08 à l’Est de Bucarest» de Corneliu Porumboiu, prévu pour le 22 mars et «Gandhi» de Richard Attenborough dont la projection est pour le 30 mars. Deux films de qualité qui n’ont pas figuré auparavant dans les circuits commerciaux de nos salles obscures. Traitant de la Révolution roumaine, «12h08 à l’Est de Bucarest» se veut une rencontre lors d’un plateau télévisé entre Virgile Jederscu, patron de la télévision locale, Piscoce, un vieux retraité et Manescu, un prof d’histoire… Seize ans après la Révolution alors que tout le monde se prépare à fêter Noël, ce trio tente de trouver la réponse à une question préoccupante concernant la contribution réelle de leur ville dans la Révolution…
Réussiront-ils à trouver la réponse sans brusquer les citoyens et bouleverser leur quiétude? La réponse est à découvrir, le 22 mars, sur l’écran de l’espace Artisto qui donnera aux cinéphiles, le 30 mars, un rendez-vous avec un homme qui a changé l’histoire, à savoir le «mahatma» Gandhi. Réalisé en 1982, le film s’ouvre sur la scène de son assassinat puis ses funérailles à New Delhi en 1948… Production américano-britannique, «Gandhi» est une reconstitution historique à grande échelle du vécu de cet homme, avocat de son état, qui a entamé sa carrière en Afrique du Sud, en prenant la défense de la minorité indienne sur cette terre africaine. Et ce n’était qu’un début pour cet homme qui a poursuivi sa lutte contre les Anglais, lançant les assises de toute une philosophie axée sur la non-violence, prônant le dialogue.
Le 4e art au rendez-vous
«La vie à corps perdu», une création de Noomen Hamda, sera au programme de l’espace Artisto, les 18, 19, 20 et 31 mars, au grand bonheur des passionnés du théâtre. A travers cette œuvre, le metteur en scène, également dramaturge, s’interroge sur ce que sent et vit un comateux… C’est dans la salle d’attente d’un hôpital que se déroulent toutes les histoires et se rencontrent de nombreuses personnes… Ici, à la croisée des chemins, entre la vie et la mort, l’espoir et le désespoir, chacun de ces personnages est à la recherche de sa vérité, tentant de se débarrasser coûte que coûte de tous les masques et des chaînes qui pèsent lourdement sur sa vie. Il est à noter que la pièce réunit une pléiade de comédiens de renom dont nous citons: Ghazi Zaghbani, Abdel Moniîm Chwayet, Jamila Chihi et Amina Dachraoui.
Un autre projet théâtral signé Ghazi Zaghbani sera présenté du 25 au 27 mars. «Retour définitif» tel est l’intitulé de cette pièce qui braque les lumières sur l’émigration clandestine. Il est à noter que la clôture de la programmation pour ce mois sera avec le slammeur Hatem Karoui.
Une seule adresse: l’espace Artisto, 3 Rue de Damas - Le Belvédère. Tél. :71. 286.502.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com