Journée de concertation des donateurs : Des dons pour l’impulsion de la société civile





Organisations, associations, institutions et différents représentants de la société civile ont assisté hier aux travaux de la journée d’échange et de concertation des donateurs en Tunisie.
Sous le thème: «Soutenir la société civile tunisienne pour un développement démocratique et une participation citoyenne», la Fondation pour le futur a organisé une conférence de presse regroupant des ONG à travers le monde pour préciser la nature de la collaboration entre ces institutions dans les jours qui viennent. Mme Nabila Hamza, présidente de la Fondation pour le futur, a souligné l’importance de la coopération entre les ONG et les associations lors de cette étape transitoire pour trouver de nouvelles voies capables d’apporter l’aide nécessaire à la Tunisie. Elle poursuit en ces termes : «Le but de cette journée est de déterminer une feuille de route de collaboration entre plusieurs institutions et associations mondiales pour apporter le soutien financier et technique au profit de la société tunisienne. C’est pour cela que notre association a souhaité initier un dialogue entre donateurs, en espérant que les efforts qui seront déployés dans les mois ou les années à venir, seront fructueux».
D’autre part, Mme Hamza a affirmé l’entière disposition de son association à lancer des projets à travers des dons destinés à la société civile tunisienne. «Nous sommes convaincus de l’importance du dialogue, en cette étape, pour le bien du pays. De ce fait, cette journée a pour objectif de partager les informations et les points de vue, afin de renforcer l’efficacité et l’appui à la société civile tunisienne et de favoriser son insertion et sa contribution au processus de démocratisation en Tunisie. Nous sommes prêts à consentir un don de un million de dollars au profit de la société tunisienne», ajoute-t-elle.
Pour sa part, Mme Henda Gafsi, conseillère à la Fondation pour le futur, a mis l’accent, lors de son intervention, sur la nécessité de soutenir les OSC, notamment celles qui ont fait irruption sur la scène publique après la révolution.
Dans cette même optique, elle enchaîne: «Nous devons favoriser et éclaircir la participation de la société civile aux prochaines échéances politiques. Le dialogue devient de plus en plus important pour assurer un développement équitable en faveur des régions. D’autre part, la coopération entre les différentes OSC doit promouvoir l’engagement citoyen des Tunisiens».
Par ailleurs, la transition démocratique a été un thème longuement débattu lors de cette journée. Les participants ont fixé six axes majeurs à débattre: identifier les donateurs, ONG et organismes nationaux et internationaux engagés dans l’appui à la promotion de la démocratie en Tunisie, s’informer sur l’action actuelle et future de ces acteurs, partager des analyses de la dynamique institutionnelle et associative en Tunisie, identifier les principaux enjeux et défis auxquels sont confrontés les donateurs et discuter les opportunités d’échange et de concertation entre ces organismes.
L’argent étant le nerf de la guerre, l’après-révolution trace perceptiblement son sillon.

Walid BOUROUIS


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com