Témoignages : Un digne ambassadeur de la chanson tunisienne





Ridha Khouini
«La disparition d’Ahmed Hamza est une perte pour la chanson tunisienne, comme celle d’Abdelhamid Sassi, d’Ahmed Kalaï, de Mohamed Saâda, de Abdelhamid Ben Algia, d’autres grands noms de la musique tunisienne. Je connaissais Ahmed Hamza depuis 1954 et je lui ai écrit quasiment la moitié de son répertoire. Il a été le premier artiste tunisien à être surnommé le digne ambassadeur de la chanson tunisienne à l’étranger».
Monia Béjaoui
«Ahmed Hamza est, tout d’abord, un symbole de la chanson tunisienne. J’ai ouvert les yeux sur ses chansons. Je ne l’avais pas réellement côtoyé. Nous avions voyagé ensemble pour donner des spectacles à l’étranger. D’ailleurs, Ahmed Hamza a participé au mieux à l’expansion de la chanson folklorique tunisienne. Il avait eu un long parcours avec des dates importantes et bonnes. Sa présence sur scène restera inoubliable, doublée d’une rare élégance qu’il avait gardée jusqu’à ses dernières apparitions publiques. Il savait si bien ce qu’il faisait pour la chanson tunisienne. Il restera toujours parmi nous».
Saber Rebaï
«J’ai vécu des moments forts avec Ahmed Hamza, à Carthage. C’est une grande perte aujourd’hui pour la chanson tunisienne. Il était le leader de la chanson tunisienne qui avait réussi à travers le monde arabe. Il avait beaucoup voyagé et avait le plus chanté tunisien. C’était un grand monsieur de la chanson. Je l’avais rencontré, une semaine avant sa mort, chez lui. On avait rigolé. Il n’avait pas l’air d’être au plus mal. On avait discuté de choses et d’autres; comme du syndicat de la musique, du congrès de la musique du Caire».

Propos recueillis par L.B.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com