Enseignement supérieur privé/ Le mécontentement des promoteurs monte d’un cran





En dépit des promesses rassurantes du Département de tutelle, les présidents des universités privées s’inquiètent quant au «laisser-aller» qui marque les travaux des Commissions chargées d’identifier les solutions de nature à permettre au secteur de l’enseignement supérieur privé de sortir du creux de la vague. Tunis - Le Quotidien M. Abdellatif Khammassi, président de la Chambre nationale de l’enseignement privé, précise que ces cinq Commissions présidées par les doyens des universités publiques «n’ont pas respecté les délais impartis pour remettre leurs rapports au ministère de tutelle», en l’occurrence une semaine après la réunion tenue en début mars entre M. Sadok Chaâbane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie et les présidents des dix-sept établissements universitaires privés. Ces derniers revendiquent également d’être «associés» au débat relatif au partenariat public-privé. Ce partenariat qui s’articule autour du principe de la sous-traitance vise à permettre aux universités privées de bénéficier d’une partie bien déterminée de bacheliers, à condition de garantir une formation de qualité et un coût inférieur ou égal à celui pratiqué dans le secteur public. Des conditions que les promoteurs peuvent, selon M. Khammassi, respecter, d’autant plus que «la sous-traitance constitue la meilleure, sinon la seule solution permettant aux universités privées de contourner le manque flagrant des étudiants». Le nombre total des étudiants inscrits aux dix-sept établissements universitaires privés ne dépasse pas les deux mille, chose qui pourrait être à l’origine de dépôts de bilan en série, au cas où le statu quo perdure. W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com