Leoni Tunisie : Pas de fermeture à l’horizon





Les convoitises des concurrents désirant profiter de l’instabilité économique du pays pour s’accaparer
de certaines activités délocalisées ont motivé le groupe Leoni pour préserver ses sites en Tunisie.
Les informations circulant il y a quelque temps selon lesquelles le groupe Leoni Tunisie allait fermer son unité de production sise à Mateur, au gouvernorat de Bizerte «ne sont que des rumeurs», d’après M. Mohamed Hédi Graâ, directeur de communication du groupe.
Il faut dire que la filiale du groupe allemand Leoni AG, basée en Tunisie depuis 1977, n’était pas à l’abri de la vague des contestations et des grèves qui ont touché presque l’ensemble du tissu industriel de la Tunisie. Notre interlocuteur affirme, toutefois, que Leoni Tunisie a pu, malgré la conjoncture très difficile par laquelle passe le pays, préserver les 13 mille postes d’emploi répartis dans ses trois unités de fabrication. Messaâdine (Sousse), Mateur (Bizerte) et à Ez-Zahra (Ben Arous). Interrogé sur ce qui est en train de se passer dans l’unité de Mateur, qui emploie 6 mille personnes entre ouvriers et cadres, M. Graâ a expliqué qu’aujourd’hui la situation est revenue à la normale et que la reprise doit se confirmer davantage dans les jours qui viennent.
Le responsable de Leoni Tunisie indique, en fait, que les décideurs allemands ont renouvelé leur confiance en la filiale tunisienne à travers l’attribution de nouveaux marchés. Selon lui, les ouvriers n’auront point à craindre le chômage, «au contraire, ils auront toujours de nouvelles commandes à traiter», affirme-t-il.
Malgré les convoitises des concurrents désirant profiter de l’incertitude et le scepticisme qui dominent beaucoup d’investisseurs étrangers, le groupe Leoni est parvenu, en fait, à décrocher un nouveau marché chez le constructeur automobile italien Fiat à travers la fourniture des câbles pour son modèle Panda. Il s’agit en quelque sorte d’une revanche pour Leoni Tunisie dans la mesure où d’autres filiales de l’entreprise allemande en Europe de l’Est et en Asie ont tenté de profiter de la mauvaise conjoncture économique que traverse notre pays depuis la Révolution afin de transférer certaines activités de l,a Tunisie.


Hassan GHEDIRI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com