«Le Quotidien» à Nice : «Tous à l’art» : Hommage à la Révolution tunisienne





Avant que l’horloge de la Foire internationale de Nice indique 14h00, le podium du salon «Tous à l’art» a été plein
à craquer d’un public de différentes nationalités, venu spécialement saluer la Révolution tunisienne. Détails.
De notre envoyée Imen ABDERRAHMANIO
Nice. Vendredi 18 mars à 13h30. C’est le printemps. Et la Tunisie a été au cœur de ce printemps. Outre l’exposition de l’artiste tunisien Tahar Aouida, un habitué du salon, il y avait à l’affiche du vendredi après-midi une performance en live ayant pour thème la Révolution tunisienne ou la Révolution du jasmin, selon l’expression des artistes et des visiteurs. Attention ! N’essayez point de contester cette appellation «exotique» car ces amoureux de la Tunisie ont déjà la réponse prête, précise et claire. « Le jasmin est l’emblème de la Tunisie. C’est une belle et fine fleur dont on ne peut jamais oublier les senteurs. En plus, chez vous, tout s’est bien passé et il n’y a pas eu beaucoup de pertes humaines et de dégâts matériels. Après la Révolution des œillets au Portugal en 1974, c’est la Révolution du jasmin en Tunisie, en 2011. Point d’exotisme. Tout le monde a vu à quel point les Tunisiens ont été déterminés, solidaires, conscients et responsables», nous a déclaré M. Jean-Valère Geronimi, océanographe et président de l’association «Umarinu», qui a tenu à assister à la performance par amour à cette Tunisie qui ne cesse de l’éblouir.
Un nombreux public au rendez-vous
M. l’océanographe n’a pas été, vendredi après-midi, le seul à venir pour cette ode d’amour. Artistes exposants et visiteurs du salon «Tous à l’art» ont choisi de consacrer l’après-midi pour aimer et admirer la Tunisie à travers l’œuvre de Tahar Aouida… et surtout demander les nouvelles d’une terre qu’ils ont beaucoup aimée. Que de questions sur la politique de relance économique et touristique du pays, la sécurité, la nouvelle stratégie de reconstruction de la Tunisie. «L’impossible n’est pas tunisien. Mes félicitations à tous les Tunisiens et les Tunisiennes», m’a chuchoté une Niçoise qui a pris l’habitude de se ressourcer chaque année sous le beau soleil tunisien.
Côté médiatique, la performance sur la Révolution tunisienne semble bien attiser la curiosité des journalistes. Outre Nice- matin, présente sur place, l’équipe de France 3 a été au rendez-vous, interviewant l’artiste sur la Révolution tunisienne, le rôle de l’artiste pour la reconstruction du pays, la liberté d’expression aujourd’hui… Et l’artiste n’a pas manqué cette intervention pour inviter les Français à redécouvrir cette nouvelle Tunisie qui perce pour un avenir meilleur où démocratie, justice, développement et liberté seront les mots d’ordre.
Une douce pensée  pour la Tunisie
Devant sa toile, sous les regards attentionnés du public, l’artiste s’est laissé emporter par ces belles émotions et ces souvenirs inoubliables d’une Révolution qui a tout bouleversé. La voix d’Amel Methlouthi résonnait bien dans la salle. Chantant la liberté, l’héroïsme, la démocratie, la justice, la parole libre, la jeune artiste présente à travers juste son album «Rêve» (Hilma) a également séduit le public, suivant attentivement la genèse de cette œuvre symbolique… Sur le podium, l’artiste a été dans son propre monde, son monde à lui... Soigneusement, le tableau se reconstruit: des fleurs de jasmin éclosent, une colombe s’envole portant haut le drapeau tunisien, quelques vers poétiques du célèbre poète tunisien Aboul Al Kacem Chebbi sont calligraphiés… Deux heures après, Tahar Aouida a choisi de s’arrêter. Et pour cause: il souhaite terminer son œuvre le 24 juillet, une date très symbolique dans l’histoire de la Tunisie nouvelle, jour de l’élection d’une assemblée constituante. Un tonnerre d’applaudissements envahit le podium avant que certains visiteurs décident de se donner corps et âme à une séance-photo avec l’artiste et l’œuvre.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com