Kaïs Yaâcoubi (Entr. C.A.) : «Se méfier des contres égyptiens»





Le coach clubiste aborde le match avec optimisme même si l’adversaire impose le respect. Yaâcoubi parle
de son groupe, de l’envie de jouer retrouvée et de la tactique appropriée pour bien faire.
Vous venez d’imposer le black-out à vos joueurs. Pourquoi ce mutisme avant le match de Zamalek?
Personne ne doute que le Club Africain est le club le plus médiatisé du pays et ça finit par nuire à ses intérêts. Je n’ai jamais été contre les déclarations d’avant-match car, personnellement, j’ai été consultant sur une chaîne de télévision il y a quelques mois seulement et je suis conscient de l’importance de l’information. Toutefois, mes joueurs ont besoin de se concentrer au maximum et après une aussi longue trêve, je pense qu’ils doivent travailler beaucoup plus que parler. Nous avons programmé un point de presse le vendredi en présence de quelques joueurs et il y aura l’après-match pour recueillir les impressions.
Pensez-vous que l’équipe soit prête pour un tel match en l’absence de la compétition?
Heureusement que l’adversaire se trouve presque dans la même situation, car ça n’a pas été facile de se préparer convenablement sans compétition. Les matches amicaux ne suffisent pas pour juger la forme du joueur en raison du manque de motivation et d’engagement, mais nous devons composer avec cette réalité et essayer de fournir le match qu’il faut cet après-midi.
Pour le C.A. l’enjeu est gros dans cette compétition qui demeure l’objectif majeur de la saison. Les joueurs en sont-ils conscients?
Bien avant mon retour au Parc A, j’ai toujours eu l’impression qu’on essayait de «diaboliser» les joueurs clubistes avec, parfois, des rumeurs nuisibles sur leur comportement hors du terrain et leur hygiène de vie. Aujourd’hui, je suis plus proche d’eux et je ressens leur frustration en découvrant ces rumeurs. On en a parlé et ils vont tout faire pour prouver qu’ils sont de véritables professionnels. Mes joueurs me donnent l’impression d’avoir retrouvé la joie de jouer et de se dépenser à fond pour gagner. Le retour en forme de quelques joueurs dans le doute il y a peu de temps «El Ifa, Messaâdi, Mouihbi...) reflète cette volonté de rebondir et de relever la tête et j’en suis très content.
Vous avez certainement une idée claire sur l’adversaire. Comment le jugez-vous?
Il s’agit d’une équipe redoutable qui se porte généralement bien dans les compétitions africaines. J’ai vu Zamalek disputer quelques matches et je peux dire que c’est une équipe que nous devons respecter, pas plus. Le jeu en contre constitue le point fort des Egyptiens et nous devons nous en méfier. Les compartiments d’attaque et du milieu sont très complémentaires, mais je pense que leur défense est assez prenable surtout si mes joueurs profitaient de la montée automatique des latéraux de Zamalek, très offensifs.
Verra-t-on, alors, un C.A. offensif aujourd’hui?
Nous pouvons l’être sans changer nos schémas de jeu. Avec le 4-2-3-1, c’est l’équilibre de l’équipe qui est assuré car, devant un adversaire fort en contre, je préfère prendre mes précautions derrière, sachant que notre objectif est de gagner sans encaisser de but. Nous disposons de très bons finisseurs et il va falloir être patient et ne point céder à la précipitation. Personnellement, j’attends ce match pour mieux juger mon équipe après la large victoire face aux Rwandais. Ce sera, en quelque sorte, le match de vérité.


Propos recueillis par Kamel ZAIEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com