Livres : «Arcs-en-ciel» de Jomaâ Sassi : A la Tunisie, à la femme





Le recueil poétique de Jomaâ Sassi «Arcs-en-ciel» est un coup de cœur à la Tunisie et à la femme en général. A travers trois parties qui constituent ce recueil, c’est une poésie simple, métaphorique presque à outrance, qui s’offre à notre lecture. Des gerbes de couleurs et des sentiments en couleurs. Dans «La Tunisie au cœur», le poète personnifie la mère-patrie. Il y dit, en substance: «A toi ma Tunisie, ma mère immortelle, ces mots de lumière en hommage à ton peuple, à tes génies et à ta beauté». Il la voit, telle une belle femme. Son amour fou du pays se confond avec ses souvenirs d’il y a soixante ans. «Je t’aime tout simplement d’un amour grand, fier et immense», ajoute-t-il.
Le passé et le présent y sont évoqués, à travers des ballades spirituelles et intellectuelles, qui vont des «cygnes du Belvédère», à Utique, en passant par Raf-Raf. Le futur n’y est pas en reste; dans la mesure où «Carthage fière et puissante, enfantera le génie des siècles futurs», dixit l’auteur.
Descriptif, dans le «cœur nomade», seconde partie du recueil, le poète raconte son cœur qui voltige aux rythmes des amours et des passions amoureuses. Rapporte-t-il, ou imagine-t-il ici et là, une conversation avec une femme bien aimée? Ses mots d’amour chantent l’infinie beauté de beaucoup de femmes. Y meurt-il d’amour? Il est, en fait, comme embaumé d’amour. Car, pour lui, la poésie est femme. Eve vient de villes et de villages de la Tunisie profonde.
Des chroniques d’un amour éternel suivent. Il est (le poète) enivré par la beauté de la femme. Les poèmes sont, en plus, dédiés et directement à des femmes, à travers leurs prénoms. Jomaâ Sassi est-il à la recherche de la femme? Elle est poésie, elle est… maghrébine! Cela dépasse la Tunisie, car on va même à la province française, partout où la femme est, pour le poète, l’éblouissement. Il est berbère, il est nomade, mais toujours conquérant!
Le troisième volet de son recueil, est «Au fil des ans». Des poèmes du souvenir, de l’évocation, aux plus petits détails, offerts à toutes les femmes du monde. Il y a même la ville de Gaza, une autre femme martyrisée, avec un appel aux poètes pour défendre «la mère des arts et des génies». Le poète y va même jusqu’à écrire, à la fin de son recueil, un poème «Testament», sorte de conseils aux siens et à la femme, après sa mort. Un optimisme-pessimisme et un attachement indélébile à la femme. A déguster sans modération.


Lotfi BEN KHELIFA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com