13e journée : Une reprise tronquée





La Nationale A a repris ses activités sur la pointe des pieds. Un forfait à domicile et deux matches arrêtés… Est-ce vraiment innocent?
Si on peut comprendre —ce qui ne veut pas dire approuver— ce qui s’est passé à Haouaria, et le qualifier d’un forfait à la limite «sportif», il est légitime de penser que les événements des salles de Zouaoui et de Sfax n’ont rien à voir avec le sport. Il est même permis de penser que ces actes ne sont pas innocents et que les fauteurs de trouble se sont rendus aux salles non pour vivre un événement sportif, mais pour l’empêcher d’avoir lieu. Nous avançons comme preuve les événements qui ont eu lieu lors du match de lever de rideau à la salle Zouaoui. Le match entre les dames du Tunis Université Club et du Club Sportif Al Hadiqua a lui aussi été empêché d’arriver à terme. On jouait le quatrième set quand le public «espérantiste» commençait à affluer. Quelques énergumènes ont envahi le parquet mais ont été convaincus par les responsables et les arbitres de regagner les gradins. Malheureusement, ces énergumènes ont reconquis le parquet. Plus nombreux. L’un d’eux brandissait même une bouteille de vin…Notons que selon Mlle Bouhlila, la première arbitre, la majorité de ces envahisseurs étaient des jeunes et des moins jeunes. Les agents de la police selon les responsables présents n’ont esquissé aucun geste pour évacuer le parquet. Normalement, tout ce public a fauté et aurait dû donc être éconduit hors de la salle, à défaut d’arrestation, et ce suivant la réglementation en vigueur. Malheureusement, on ne put que le rediriger vers les gradins. Conclusion, ce même public récidiva de plus belle, dès l’entame du match EST-USC. Avec les pétards en plus. Bizarre, n’est-ce pas.
A Sfax, le choc de la journée s’acheminait vers un succès franc et mérité de l’ESS. Des supporters locaux eurent l’indélicatesse d’obliger l’arbitre à arrêter le match au troisième set. Les visiteurs menaient par deux sets à zéro et dix points à six. En effet, après les jets de pièces de monnaie et de projectiles, deux supporters se sont même permis le luxe d’envahir le parquet. Les responsables sfaxiens ont bien essayé de ramener le calme mais la paire arbitrale maintint sa décision.
Enfin, à Haouaria, les joueurs —des jeunes en la majorité— ont refusé de jouer. La révision des indemnités sociales vers la hausse étant leur principale revendication. A l’heure où nous mettions sous presse, on a appris que ces mêmes joueurs sont revenus à de meilleurs sentiments. Mais c’était un peu tard!
Les deux matchs qui sont allés à terme ont connu des scénarios différents. A Hammam-Lif, les Saydiens n’ont connu aucune peine pour disposer d’un six local amorphe. A Sfax, en lever de rideau, la paire arbitrale Zammit-Saïda influa grossièrement sur le résultat du match. Les Transporteurs locaux n’en demandèrent pas tant pour remonter deux sets et coiffer les Marsois au poteau.



Mondher JEBENIANI
Résultats
EST-USC (partie arrêtée)
CSS-ESS (partie arrêtée)
ASH-COK (forfait de l’ASH)
CSHL-SA (0-3)
USTS -ASM (2-3)




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com