Journalistes détenus en Libye : Kadhafi s’en prend aux médias





Après les civils, la folie de Kadhafi s’attaque, aujourd’hui, aux médias. Plusieurs journalistes ont été pris  en otage par les forces de Kadhafi, dont notamment notre confrère tunisien Lotfi Massoudi ….
La situation en Libye ne cesse de se dégrader. Les autorités s’en prennent désormais aux médias. Après le cameraman d’Al Jazira Ali Hassan Al Jaber, abattu par des mercenaires, Kadhafi détient aujourd’hui plusieurs journalistes et reporters, dont notre confrère, le journaliste tunisien de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, Lotfi Massoudi.
Après plus de deux semaines de leur détention en Libye, la communauté internationale a enfin réagi.
En fait, les journalistes Lotfi Massoudi (Tunisien) et Ahmad Val Ould el-Dine (Mauritanien), ainsi que les photographes Ammar al-Hamdane (Norvégien) et Kamel Ataloua (Britannique) ont été arrêtés pendant l’exercice de leurs fonctions dans l’ouest de la Libye.
Les autorités libyennes à Tripoli n’ont encore pas réagi quant à la détention ou le lieu où se trouvent actuellement ces journalistes.
Notre confrère Lotfi Massoudi et ses trois collègues ont été interpellés à Zantan, sur la frontière avec la Tunisie. «Ils risquent de faire l’objet d’actes de torture», affirment des responsables de Amnesty International, tout en notant que «les abus contre les journalistes sont complètement inacceptables».
Lotfi Massoudi, journaliste et reporter au sein de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, est originaire de la ville d’El Ala du gouvernorat du Kairouan. Il est diplômé de l’institut de presse et des sciences de l’information de La Manouba.
L’organisation internationale de défense des droits de l’homme, Amnesty International, basée à Londres, a appelé lundi, selon son site web, les autorités libyennes à libérer quatre journalistes, détenus en Libye depuis deux semaines.
La détention de ces journalistes «est un exemple inquiétant de la campagne d’attaques et de harcèlement contre des journalistes qui couvrent le conflit en Libye», a déclaré Malcolm Smart, directeur chargé de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord au sein d’Amnesty International. Un autre caméraman d’Al Jazira, Ali Hassan Al Jaber, a été tué dans une embuscade en Libye la semaine dernière.
Plusieurs institutions et organisations internationales ont dénoncé cette action «barbare» qu’est la détention des journalistes et revendiquent la libération de tous les journalistes détenus. En fait, plusieurs autres journalistes sont déjà pris en otage en Libye dont quatre reporters du quotidien The New York Times. Ils ont été arrêtés la semaine dernière à l’est du pays et libérés lundi.
D’après Tunis Afrique Presse, et dans le même cadre, M. Béji Caïd Essebsi, Premier ministre au sein du gouvernement provisoire, a eu, hier, un entretien téléphonique avec M. Slaheddine Jemmali, ambassadeur de Tunisie à Tripoli, au sujet de la situation de Lotfi Massoudi.
Selon une source informée, le Premier ministre a souligné l’impératif «de déployer tous les efforts possibles et d’intensifier les contacts avec les autorités libyennes concernées afin de garantir le rapatriement du journaliste Lotfi Massoudi dans les meilleurs délais».
M. Béji Caïd Essebsi réitère, d’autre part, «son appui total aux journalistes et communicateurs tunisiens dans l’accomplissement de leurs missions à l’intérieur et à l’extérieur du pays».
Par ailleurs, selon une vidéo de la chaîne qatarie, des responsables libyens ont formellement menacé des agences de presse d’interdiction de filmer sur leur territoire s’ils fournissent des vidéos à Al Jazira. En d’autres termes, ces comportements risquent d’exposer le travail journalistique sur le territoire libyen à de grands dangers.

Mohamed M’DALLA


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com