Union africaine : Contre le recours à la force en Libye





Le président de la République par intérim, Foued Mebazaa, a reçu, hier, à Carthage,
le président de la commission de l’Union africaine, Jean Ping, actuellement en visite en Tunisie.
Au terme de l’entretien, M. Ping a souligné que l’audience lui a permis de rendre hommage à la révolution tunisienne, «une révolution spontanée et pacifique qui a inspiré, non seulement les pays du monde arabe mais, également, des pays de l’Afrique subsaharienne où commencent à se produire, aujourd’hui, des manifestations similaires».
Il a réitéré le soutien de l’Union africaine à la révolution tunisienne et fait part de sa disposition à apporter l’assistance souhaitée à la Tunisie dans cette transition démocratique.
M. Ping a, en outre, exprimé l’admiration de l’Union africaine pour la manière dont s’est opérée la révolution tunisienne «dans le respect de la Constitution», soulignant qu’il s’agit là d’un «cas unique dans le monde». Il s’est, également, félicité que la transition se déroule dans le respect des institutions de l’Etat et dans des délais courts.
Au sujet de la crise en Libye, M. Ping a rappelé la «position constante» de l’Union africaine pour le règlement pacifique des conflits. «L’utilisation éventuelle de la force ne doit se faire que lorsqu’on a épuisé toutes les autres voies et sans précipitation», a-t-il souligné.
Il a fait noter que «Les chefs d’Etat africains se sont prononcés, il y a plus de 15 jours, avant l’ONU, sur le rejet d’une intervention extérieure, et sur une feuille de route claire pour la Libye».
M. Ping a précisé que l’Union africaine avait entrepris d’organiser des négociations entre le conseil national de transition à Benghazi et les autorités libyennes à Tripoli «pour qu’un cessez-le-feu immédiat soit instauré».
Il a, dans ce sens, souligné l’importance du dialogue et la nécessité d’entreprendre toutes les réformes requises pour mener le pays à une réconciliation nationale, «afin que la paix soit préservée et que l’intégrité territoriale de la Libye soit assurée».
«La Libye vient d’accepter notre feuille de route», a-t-il fait noter, précisant, à cet effet, que les consultations seront poursuivies, le 25 mars à Addis Abeba, avec les pays voisins dont la Tunisie, les membres permanents du Conseil de sécurité, d’autres membres comme le Brésil et l’Inde ainsi que la Ligue arabe et l’Union européenne.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com