Le fait : La vérité cachée des présidents des clubs





Bien avant la date salutaire du 14 janvier on croyait, naïvement certes, que les présidents de nos clubs d’élite faisaient le beau temps de ces clubs. Avant cette date, tous les présidents ou presque ne cessaient de seriner qu’ils sont en train de déployer des sacrifices énormes aux dépens de leurs budgets personnels, de leurs familles et de leurs vies. Sur les colonnes des journaux, les plateaux des télévisions et les studios des radios on entendait le même refrain au point d’avoir pitié de ces «martyrs» du sport. Or, heureusement qu’après cette révolution de la jeunesse on a réussi enfin à voir les choses réelles bien en face.
En effet, après cette date salutaire on a découvert que tout ce qui a été seriné et ressassé par la majorité de ces présidents est tout simplement dénué de tout fondement. Hélas, c’est là la vérité cachée de la majorité de nos clubs d’élite, une vérité amère puisque se rapportant à leur capacité à honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs clubs.
Résultats, ces clubs vivent un vrai marasme, voire un cauchemar en raison de l’absence de fonds et l’incapacité des présidents à avancer ne serait-ce que le strict minimum, afin de permettre à leurs clubs de reprendre une vie presque normale. Certes, il y a une petite minorité qui ne cesse de consentir réellement des sacrifices pécuniaires et ce, au contraire de cette majorité qui ne fait que tirer profit de sa présence à la tête de nos équipes, ne serait-ce que par le biais de cette notoriété. En effet, le domaine sportif garantit cette notoriété aux dépens parfois de la politique et on peut se référer à bon nombre d’exemples tel que: «qui connaît le ministre des Affaires étrangères». Très peu de gens sauraient répondre pourtant il s’agit là d’un ministère de souveraineté; et si on demandait à quelqu’un de nous citer les noms des présidents des clubs d’élite en Tunisie, on verra que la majorité va répondre juste et en un temps record. C’est dire toute la notoriété que peut apporter le sport.
Amère constatation pour la majorité de ces présidents de plus en plus contestés et cela nous emmène à se poser des questions quant aux raisons profondes qui les poussent à s’accrocher à leurs postes pourtant jugés ingrats; d’après leurs propres dires.

Mohamed Ali Ferchichi




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com