Festival de Milan : La révolution tunisienne au coeur





Une bonne palette de films tunisiens et de concerts est à l’affiche de la 21e session du festival de Milan du cinéma d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. Tour d’horizons.
Les organisateurs de la 21e édition du festival de Milan du cinéma d’Afrique, d’Asie et d’Amérique la­tine consacrent cette année trois journées spéciales pour rendre hommage à la révolution tuni­sienne et mettre en exergue ses spécificités. Lancé en 1991, le festival a été axé essentiellement sur le cinéma africain pour s’ouvrir, à partir de 2004, sur la filmographie d’Asie et d’Amérique latine. Le coup d’envoi de cet hommage à la révolution tunisienne sera donné aujourd’hui.
Il comporte un débat sur l’his­toire, paroles et images, des ré­volutions de la rive sud de la Méditerranée. Participeront à ce débat les Tunisiens: Nouri Bouzid et Fadhel Jaibi. Le rappeur tuni­sien Madou Mc sera également présent.
Le cinéaste égyptien Ahmed Abdallah, lauréat des journées cinématographiques de Carthage 2010 avec son film «Microphone» et le journaliste de France 24 Chedi Chlela seront également de la fête. Les chansons qui ont accom­pagné la révolution seront au programme de la manifestation. La soirée verra la participation des rappeurs tunisiens dont nous ci­tons Karkadan (Rhinocéros) et Madou Mc auxquels se joignent trois autres rappeurs, deux Italiens et un Albanais, sans oublier Neys­satou, de son vrai nom Badiaa Bouhrizi, une artiste tunisienne basée à Londres.
Ayant fait ses débuts en 1998, elle a brillé par une musique mixant le répertoire classique avec les mélodies jazz. Elle chante les poèmes de la Palestinienne
Fadoua Touqane et du Tunisien Noureddine Ouerghi. Au début de sa carrière, elle a été inspirée par l’égyptienne Oum Kalthoum, la libanaise Camélia Jobrane et la tunisienne Saliha.
Quant au rappeur milanais d’origine tunisienne «Karkadan», de son vrai nom Sabri Jemel, il prétend faire du Rap anti-inté­griste, fusionnant les musiques arabes, italiennes et française. Son premier album intitulé «Kar­kadance» a amené les journaux transalpins à parler de lui et de son avenir prometteur.
La troisième journée au pro­gramme de cet hommage est consacrée à la Tunisie révolu­tionnaire. A l’affiche: une bonne série de films documentaires. La journée sera marquée également par la projection en avant-pre­mière d’un documentaire de deux jeunes cinéastes italiens présents en Tunisie au cours de la révolu­tion, Elisabetta Fornarelli et An­dréa Monaldi. «Tunisia Rivolta Al Futuro» tel est l’intitulé de ce documentaire tirant ses origines de la révolution du peuple tuni­sien.
La clôture de la 21e session du Festival est prévue dimanche prochain, 27 mars.


Brahim AOUICHAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com