Valeur ajoutée de l’audit interne/ Pour gouverner en transparence





Se penchant sur divers aspects relatifs à l’audit au sein de l’entreprise, l’association tunisienne des auditeurs internes (ATAI), parrainée par l’Union Francophone de l’Audit Interne (UFAI), l’Institut International des Auditeurs Internes (IIA) et la Confédération Européenne des Instituts de l’Audit Interne (CEIAI), organise depuis hier son 7ème colloque international consacré à l’étude de la valeur ajoutée de cette fonction devenant de plus en plus incontournable pour la bonne gestion managériale des entreprises. Tunis-Le Quotidien Au menu de deux journées, durée de ce colloque, les conférenciers, venus des différents pays représentés au sein de l’IIA , ont plusieurs points à traiter tournant autour des nouvelles définitions que porte, désormais, la fonction de l’audit interne. «Cette fonction est dictée par les nouvelles dimensions qu’a prises l’entreprise dans son environnement en perpétuelle transformation et donne déjà une implication plus importante de l’auditeur interne dans le processus de management des entreprises. L’auditeur interne n’est plus perçu comme un contrôleur mais un partenaire ayant un rôle objectif et une action indépendante qui aide à atteindre les objectifs tracés et à maîtriser les risques qui peuvent menacer la pérennité et la croissance de l’entreprise», a indiqué M. Amor Souiden, président de l’UFAI. La première session plénière de ce colloque a été dédiée à l’exposition des nouvelles tendances du management et la valeur ajoutée que devait fournir l’audit interne à la gouvernance de l’entreprise. M. Amor Aktouf, professeur universitaire (HEC, Montréal Canada) a présenté au cours de son intervention quelques cas relevant de la responsabilité grandiose des auditeurs au niveau de la gestion des crises financières qui peuvent frapper une entreprise quelconque. Il a décortiqué entre autres les raisons profondes de la faillite de quelques entreprises géantes sur le plan international tel que le cas du géant pétrolier américain Enron qui s’est effondré à cause d’une mauvaise gestion de risque et d’un défaut au niveau de la fonction de contrôle ou d’audit. M. Aktouf a précisé à cet effet que «le manque de confiance en audit de la part des dirigeants des entreprises peut être source de dommages très graves. Et d’affirmer que la fonction de l’audit est une fonction de confiance et que c’est dans l’intérêt de ceux qui dirigent de mettre en place des garde-fous nécessaires pour éviter que les intérêts divergent à un point de glisser en conflit» Au plan de la gouvernance de l’entreprise, un concept qui s’associe de plus en plus à la bonne gestion des ressources humaines et matérielles, l’intérêt des conférenciers s’est porté sur l’intervention de l’auditeur interne. La valeur ajoutée de l’audit dépend en fait de la méthode à travers laquelle fonctionnent les différentes composantes de l’entreprise. M. Philippe Christel, président de la CEIAI a souligné dans cet angle que «les principes sur la base desquels doit fonctionner l’audit sont autant larges que multiples. La problématique de la gouvernance inclut plusieurs points fondamentaux qui sont principalement : l’interaction entre les différents acteurs de l’entreprise. Ceux-ci doivent opérer dans un cadre de communication et de dialogue afin de pouvoir prendre la bonne décision». Ces acteurs correspondent, selon M. Christel, au Conseil d’Administration (C.A), le service management et les auditeurs internes et externes. Le C.A doit accepter qu’il a un rôle de contrôle, qu’il y a une indépendance entre les quatre intervenants. Les auditeurs, eux, doivent disposer d’une bonne maîtrise des techniques de fonctionnement des diverses composantes au sein de l’entreprise et que les comités d’audit doivent se pencher sur les questions fondamentales pour amener l’administration à décider en toute connaissance de causes. La valeur ajoutée de l’audit interne trouve alors son origine dans son contact direct et intime avec les acteurs-décideurs de l’entreprise.. L’audit a un rôle très important au niveau allant du suivi des différentes opérations qui se font dans l’entreprise, passant par la participation active dans l’élaboration du processus de travail et le dessin des lignes de la bonne manœuvre jusqu’à arriver à la prévention contre les risques qui peuvent surgir au cours de la gouvernance. L’audit fonctionne ainsi avec un aspect d’alerte et d’anticipation des risques. Une fonction alors incontournable pour toute entreprise de toute taille. D’ailleurs, «Etre très grand pour faire faillite n’existe pas», comme l’a dit M. Omar Aktouf. Hassen GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com