Tunisie-USA : Un investissement US d’un demi-milliard de dollars à El Borma





C’est ce que vient d’annoncer M. Suresh Kumar, un officiel commercial US de haut rang, à la faveur d’une table ronde à Tunis où il a tenu à saluer la Révolution tunisienne.
"Je suis particulièrement heureux d’être ici après la Révolution. Je suis accompagné par 11 entreprises opérant dans les domaines de l’énergie, les TIC, la Finance... pour explorer des opportunités en Tunisie et y créer des emplois’’, annonce, de manière directe, M. Suresh Kumar, secrétaire d’Etat chargé de la promotion du commerce et DG du Service commercial extérieur des Etats-Unis au début d’une table ronde organisée à l’ambassade US en Tunisie en présence de l’ambassadeur, Gordon Gray.
De l’énergie conventionnelle, mais aussi solaire
‘’Nous sommes là pour déterminer quel est le meilleur intérêt pour la Tunisie’’, souligne M. Suresh Kumar. Les entreprises qui l’accompagnent ont toutes, quel que soit le secteur, un petit faible pour l’énergie. Mais qui les en blâmerait alors que le prix du baril a dépassé largement les 100 dollars ? Les entreprises purement spécialisées en énergie sont ainsi là pour examiner l’opportunité de dépasser l’investissement dans le classique et espérer rentrer avec des scénarios pour l’énergie solaire, non seulement pour la consommation sur le marché local tunisien mais aussi pour l’exportation vers l’Europe. Il y a aussi les entreprises du secteur des TIC qui veulent faire connaître des applications pour toutes sortes de secteurs mais qui sont également intéressées au domaine de l’énergie. Même les entreprises du domaine financier qui accompagnent M. Kumar sont intéressées au domaine de l’énergie.
Il n’était donc pas étonnant d’entendre l’officiel US de haut rang annoncer que, parmi les 11 entreprises qui l’accompagnaient et qui voyaient des opportunités directes en Tunisie, l’une d’entre elles comptait investir un demi-milliard de dollars dans l’énergie à El Borma. ‘’Je n’ai pas encore beaucoup de détails, mais je sais que le projet sera dans le domaine de l’énergie conventionnelle et de l’énergie solaire à la fois’’, souligne M. Kumar qui nous confie que la délégation parle des Tunisiens comme futurs producteurs d’énergie propre.
La Tunisie est bénie
‘’Les ministres tunisiens du Tourisme et de l’Industrie vont nous rencontrer et nous examinerons leurs propositions’’, poursuit-il. Pourtant, il tient à signifier que les affaires ne sont pas des faits entre gouvernements mais entre entreprises, promettant que son département aidera à engager les choses... ‘’Nous allons rencontrer les gens des chambres de commerce et c’est aux chefs d’entreprises de décider ce à quoi ils vont travailler. Des entreprises tunisiennes vont ainsi être en contact avec les entreprises US et décider ensemble. A part l’énergie, certains sont intéressés par le Franchising. C’est un accès au Know-how américain pour des solutions gagnant-gagnant... Il y a 2 milliards de dollars en Fonds US destinés à l’investissement dans cette région, y compris en Tunisie’’, résume-t-il.
Dans la foulée de toutes ces rencontres, M. Kumar a eu l’occasion de rencontrer les Tunisiens et il dit avoir constaté à quel point les chefs d’entreprises sont optimistes. ‘’La Tunisie est bénie, elle est tellement bien positionnée : proximité avec l’Europe et avec l’Afrique... Vous pouvez devenir une portière pour les exportations. Avec nous, un partenariat pour exporter vers le monde est une option sérieuse’’, commente-t-il.
Répondant à une question du «Quotidien» sur la nature majoritaire du tissu économique (de petite et moyenne grandeur) et sur ce qu’il lui faudrait pour séduire le marché US, M. Kumar a répondu que son département encourage les PME à s’engager avec leurs vis-à-vis dans différents endroits du monde et qu’il n’était pas besoin d’être des entreprises de grande échelle pour prétendre à ces partenariats avec les USA. ‘’J’ai passé des années en Afrique où j’ai travaillé avec de petites exploitations agricoles et nous avons pu faire des affaires. Nous sommes, par exemple, passés de la culture des tomates à la fabrication de conserves puis de jus alors qu’il s’agissait seulement de petits exploitants. Mon département a le devoir d’aider les PME qui peuvent être des partenaires possibles. Nous avons des programmes pour encourager les entreprises de la région (dont la Tunisie) à exporter aux USA et c’est l’une des grandes raisons de cette visite’’, précise-t-il.

Manoubi AKROUT


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com