Rencontre-débat à El Hamra : La révolution en quête de réalisation de ses aspirations





Seule l’application des procédures démocratiques permettra à notre jeune révolution d’atteindre et de finaliser les objectifs tracés, à savoir la création d’une nouvelle constitution garantissant une pratique politique démocratique et transparente.
Sous le slogan «sans parti pour une patrie» les rencontres-débat se poursuivent à l’espace El Hamra ayant cette fois-ci comme invitée Mme Ikbal Ben Moussa, professeur universitaire à la faculté des Lettres de la Manouba. Elle a présenté un exposé sur un ensemble de questions cruciales se rapportant à l’avenir politique de la Tunisie.
«En effet, nous nous devons tous, en tant que citoyens conscients de la gravité de la conjoncture actuelle, de nous munir d’un minimum d’outils juridiques légaux afin de pouvoir en cette phase post-révolution faire face aux multiples dangers qui guettent le pays».
Et notre oratrice d’enchaîner que les outils en question sont plus que nécessaires pour la bonne marche du processus démocratique que nous avons tous choisi comme nouveau mode de vie politique à l’opposé de ce qui s’est passé durant les  périodes sombres qu’a vécues notre pays  depuis plus de deux décennies. Les travaux de la commission de la réforme politique, le mode de scrutin et enfin l’élection d’une assemblée constituante qui permettra au pays de se doter d’une nouvelle Constitution sont les principaux axes et outils juridico-constitutionnels soulevés lors de cette rencontre. Ils sont indispensables pour mener à bon port le processus démocratique que les forces vives du pays souhaitent voir s’instaurer une fois pour toutes et à jamais dans notre pays.
Les participants à ce débat (en majorité des femmes) ont émis beaucoup de doutes surtout concernant les membres du comité chargé du choix du mode de scrutin susceptible de mener en toute transparence à terme les futures élections dans notre pays. Ces réserves se justifient par le fait que ces membres sont uniquement des hommes et que par ricochet, l’impartialité vis-à-vis des femmes sera un vain mot, il est donc impératif d’après ces dames de les inclure dans ce comité. Il y a lieu aussi d’opter pour la parité entre femmes et hommes dans les listes électorales. Un autre intervenant a carrément souhaité l’abolition de l’article 1 de la Constitution qui spécifie l’identité culturelle et religieuse de la Tunisie. Selon lui la religion musulmane et même la langue arabe ne font pas partie de l’entité de notre pays.  
    A ce propos, il y a lieu de souligner en toute objectivité que les discussions au cours de ce débat ont dévié de leur trajectoire qui n’est autre que les modalités juridiques nécessaires pour les futures élections, pour se concentrer sur des discours amplement féministes et athéistes.


Mohamed Ali RHAIEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com