Les Tunisiens et le phénomène des sit-in





Après la révolution du 14 janvier, les Tunisiens ont finalement eu la chance de vivre des moments de liberté dont ils étaient privés.
Des manifestations, des rassemblements et des sit-in sont organisé afin d’exprimer la position des citoyens concernant des sujets différents. «Le Quotidien» a sondé l’avis de quelques Tunisiens sur l’organisation des sit-in qui est devenu, désormais, une chose fréquente dans la vie quotidienne.
«Quand ça dérape »
Dr Noômane Chalbi, dentiste : «Le Tunisien a aujourd’hui le droit de s’exprimer, seulement ce droit devra être respecté. La liberté ne veut pas dire manque de respect. Je suis contre les sit-in quand ça dérape ! Et c’est d’ailleurs ce qui s’est passé la semaine dernière, quand des personnes du sit-in de La Kasbah ont agressé M. Caïd Essebssi en jetant des pierres sur son cortège. Est-ce comme cela que nous exprimons notre désaccord?»
«Je ne vois pas l’utilité »
M. Mohamed Gharbi, chef comptable: «Chacun d’entre nous doit être conscient et agir pour l’intérêt du pays. Je ne vois pas l’utilité de ces sit-in ! Afin de réaliser les objectifs de la révolution, il faut en premier lieu se consacrer au travail et non pas aux intérêts personnels. Il faut aussi penser à l’économie nationale et aux méfaits que causeront ces sit-in sur le rendement de l’activité économique. La liberté est un bien déjà acquis depuis le 14 janvier et ça ne s’expriment pas par ces sit-in».
«Stop au silence»
Mme Fatma Fazeri, étudiante en mastère: «Je suis pour tout ces moyens d’expression. Maintenant c’est notre droit de dire si nous sommes pour ou contre les décisions qui concernent l’avenir de notre pays. Stop au silence que nous avons gardé durant toutes ces dernières années. A mon avis les sit-in représentent la volonté du peuple tunisien de vouloir changer et d’aller vers le mieux».

Mariem FARHAT


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com