Carnet culturel





Théâtre
Quoi ? «L’Emmerdeur» de Francis Veber, mise en scène de Didier Caron. Où ? Au Théâtre de la Ville de Tunis. Quand ? Le 30 mars à 19h30.
«L’Emmerdeur», un film culte qui a fait tabac lors de sa sortie en 1973. Il y a de quoi ! Réalisé par Edouard Molinaro, le film réunit deux monstres sacrés de l’époque, Lino Ventura et Jacques Brel. C’est l’histoire de deux hommes qui n’ont rien en commun: l’un est un tueur à gage et l’autre est un homme suicidaire.
Ecrit en 1971, porté au cinéma par Edouard Molinaro, «L’Emmerdeur» est remis au goût du jour par son auteur Francis Veber. Sur la scène du Théâtre de la Ville de Tunis, Veber présentera son texte, offrant au grand public l’occasion de suivre dans les détails les aventures de Ralph Milan, tueur à la solde de la Mafia, chargé d’éliminer Randoni, témoin dans une série de procès. Accomplira-t-il sa mission avec succès? La réponse sera livrée par Richard Berry et Patrick Timsit dans les rôles principaux, et Laurent Paolini, Frederic Pellegeay, Marie Piton et Patrick Vo dans les rôles secondaires.
«L’Emmerdeur», texte et mise en scène de Francis Veber, le 30 mars à 19h30, au Théâtre de la Ville de Tunis, 2, rue de Grèce- Tunis. Tél.: 71.320.734.
Quoi ? «Intox» de Moez Gdiri avec Atef Ben Hessine. Où ? A El Teatro. Quand ? Le 31 mars et les 1er et 2 avril à 19h30.
Ceux qui ont raté la 1ère d’«Intox» au Théâtre de la Ville de Tunis peuvent se rattraper. Trois représentations sont à l’affiche d’El Teatro, au grand bonheur du public. Que nous raconte Atef Ben Hessine cette fois-ci? Conçue et fignolée durant la révolution, la pièce se veut une lecture sarcastique du quotidien tunisien avant et après le 14 janvier 2011. Sur un ton moqueur, le comédien a tiré à boulets rouges sur certaines figures emblématiques du régime du Président déchu. Collé à l’actualité, il n’a pas loupé l’occasion d’aborder la corruption dans ses multiples facettes, attaquant l’affairisme de Ben Ali and Co. Se glissant dans la peau de nombreux personnages, appartenant à différentes catégories socio-culturelles, le comédien a réussi à soulever certains problèmes qui continuent à inquiéter les Tunisiens…
Pour découvrir cette «Intox», n’hésitez pas à choisir le 31 mars et les 1er et 2 avril, à 19h30, l’espace El Teatro, le Belvédère- Tunis. Tél.: 71. 894.313
Exposition
Quoi ? «La rive sud de la Méditerranée dans le mélodrame». Où ? A l’Institut culturel italien de Tunis. Quand ? Jusqu’au 30 avril.
Pour bien célébrer le 150ème anniversaire de l’Unité italienne, l’Institut culturel italien propose «La rive sud de la Méditerranée dans le mélodrame»; une exposition grandiose organisée avec la collaboration de «L’Archive historique du théâtre de l’Opéra de Rome» non uniquement pour célébrer l’Italie mais également pour saluer la Révolution du peuple tunisien. Couvrant un arc temporel allant des années 20 à 1982, l’exposition comporte 154 croquis et figures et une quinzaine de costumes tirés du fonds iconographique de l’Archive historique du théâtre de l’Opéra de Rome.
L’exposition met en lumière les sources d’inspiration de nombreux compositeurs de mélodrame… Emerveillés par les cultures des zones méridionale et orientale, ils ont trouvé dans ces atmosphères très spéciales l’inspiration, le déclic pour créer des chefs-d’œuvre comme «Aïda», «Didon et Enée», «Sémiramis»…
Douce balade dans l’univers de Verdi, Rossini, Mozart et d’autres spécialistes du mélodrame. A l’affiche de l’Institut culturel italien, jusqu’au 30 avril. Seule adresse : 80, avenue Mohamed V- Tunis. Tél. : 71. 142.700.
Littérature
Quoi ? Hommage à l’humaniste et politicien Mohamed Charfi. Où ? A l’espace «Art-libris». Quand ? Le 1er avril à 18h30.
«Mon combat pour les lumières», tel est l’intitulé d’un livre qui porte la signature du politicien et défenseur des droits de l’homme, feu Mohamed Charfi… Un ouvrage qui est resté pour longtemps interdit de sortir pour la simple raison que son auteur a choisi d’examiner à la loupe le paysage politique, en commençant par la fin du protectorat français jusqu’aux premières années du gouvernement Ben Ali.
Pour bien fêter ces lignes écrites pour défendre la lumière et contrecarrer l’obscurantisme, l’espace «Art-libris» rendra hommage à son auteur. Une conférence sera donnée à l’occasion par l’universitaire Moncef Ben Abdeljelil.
Hommage au politicien et humanitaire feu Mohamed Charfi, le 1er avril à 18h30, à l’espace «Art-libris», 298, avenue Habib Bourguiba, Salammbô- Le Kram (en face du stade). Tél. : 71.720.587.
Cinéma
Quoi ? «Kandahar» de Mohsen Makhmalbaf. Où ? A la maison de la culture Ibn Khaldoun. Quand ? Aujourd’hui, à 15h00.
Lancée depuis hier, la 11ème édition de «Cinéma de la paix» offrira aux cinéphiles l’occasion de voir ou de revoir certains films référentiels. Sous la thématique «Fanatisme», les organisateurs proposent, pour cet après-midi, «Kandahar» de Mohsen Makhmalbaf. C’est l’histoire de Nafas, jeune femme d’origine afghane, exilée au Canada et travaillant en tant que journaliste, spécialisée dans la condition féminine dans le monde entier. Un jour, elle reçoit une lettre de sa sœur, qui a perdu ses deux jambes dans un accident, où elle lui annonce son intention de mettre fin à sa vie et à ses malheurs en tant que femme afghane. Alors pour l’empêcher, Nafas décide d’aller à Kandahar.
Réussira-t-elle à sauver sa sœur ?
La réponse est à découvrir sur l’écran de la maison de la culture Ibn Khaldoun, à partir de 15h00.


D’autres événements à suivre
Cinéma, dans le cadre de la manifestation «Cinéma de la paix» 
- Mercredi à 15h00, à la maison de la culture Ibn Khaldoun: «Salt of the sea» de Anne-Marie Jacir.
- Jeudi à 15h00, à la maison de la culture Ibn Khaldoun: «Les salauds dorment en paix» de Kurosawa.
- Vendredi à 15h00, à la maison de la culture Ibn Khaldoun: «Ahki ya Chahrazed» de Yousri Nasrallah.
- Samedi à 15h00, à la maison de la culture Ibn Khaldoun: «Le silence» de Mohsen Makhmalbaf.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com