Sarkozy et Cameron accroissent leur pression : Kadhafi sommé de partir





Nicolas Sarkozy et David Cameron affirment que «Kadhafi doit partir immédiatement» et appellent ses partisans à «le quitter avant qu’il ne soit trop tard».
Le Quotidien-Agences
Le président français et le Premier ministre britannique ont appelé également le Conseil national de transition (CNT) libyen à «instaurer un dialogue politique national» afin d’«organiser la transition» en Libye.
Pour les deux dirigeants, le colonel Kadhafi doit «partir immédiatement». «Nous appelons tous ses partisans à le quitter avant qu’il ne soit trop tard. Nous appelons tous les Libyens qui estiment que Kadhafi mène la Libye à la catastrophe à se mobiliser dès à présent pour forger un processus de transition», plaident-ils.
«Nous n’envisageons aucune occupation militaire de la Libye», réaffirment-ils également.
«Lors de la conférence de Londres, la communauté internationale tout entière aura l’occasion d’exprimer son soutien au peuple libyen dans sa lutte visant à faire tomber une dictature violente et à créer les conditions propices qui lui permettront de décider de son avenir», écrivent les deux dirigeants.
Selon eux, comme «le souligne la résolution de la Ligue arabe, le régime actuel a perdu toute légitimité. Kadhafi doit donc partir immédiatement».
«Nous appelons tous ses partisans à le quitter avant qu’il ne soit trop tard. Nous appelons tous les Libyens qui estiment que Kadhafi mène la Libye à la catastrophe à se mobiliser dès à présent pour forger un processus de transition», ajoutent-ils.
Selon eux, ce processus «pourrait s’organiser autour du Conseil national de transition, dont nous reconnaissons le rôle pionnier, les représentants de la société civile et tous ceux qui souhaiteraient participer au processus de transition vers la démocratie».
«Nous les exhortons à instaurer un dialogue politique national à même de déboucher sur un processus de transition représentatif, une réforme constitutionnelle et l’organisation d’élections libres et régulières», affirment-ils également.
Une quarantaine de pays sont attendus aujourd’hui à Londres pour la première réunion de ce groupe de contact, chargé du «pilotage politique» des frappes militaires désormais sous commandement de l’OTAN et de la préparation de l’avenir politique de la Libye.
Accrochage
D’autre part, les rebelles libyens ont été arrêtés dans leur progression vers Syrte par un sérieux accrochage avec les forces gouvernementales à quelques dizaines de kilomètres de la ville natale du colonel Kadhafi, ont rapporté des journalistes français.
La colonne des rebelles qui avançait vers l’ouest a été prise dans une embuscade qui a fait des victimes à Harawa, un village situé à environ 60 km de Syrte, entre la capitale Tripoli et le fief des rebelles Benghazi (Est).
Selon des journalistes français présents et indemnes, les forces pro-Kadhafi ont détruit plusieurs véhicules et au moins deux rebelles ont été touchés, sans qu’il soit possible de savoir la gravité de leur état.
Médiation
Par ailleurs, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a offert, hier, sa médiation entre le colonel libyen Mouammar Kadhafi et la rébellion afin d’éviter que le pays ne se transforme en un «nouvel Irak ou Afghanistan».
Si les deux parties le souhaitent, Ankara «prendra les mesures nécessaires» afin de jouer un rôle de médiateur dans le cadre de l’Otan, de la Ligue arabe et de l’Union africaine, a déclaré Erdogan dans une interview au journal britannique The Guardian.
Le Premier ministre turc a indiqué avoir parlé à son homologue libyen depuis le déclenchement des frappes aériennes internationales. Le ministre turc des Affaires étrangères maintient des contacts avec la rébellion installée à Benghazi, dans l’Est du pays.
«Kadhafi veut un cessez-le-feu, c’est ce qui est ressorti de conversations avec le Premier ministre (libyen) mais il est important que cela mûrisse», a déclaré Erdogan. Mais le colonel Kadhafi «doit donner une certaine assurance aux forces de l’Otan dès maintenant» si l’on veut «que le sang cesse de couler en Libye», a-t-il ajouté, évoquant le spectre de l’Irak.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com