Du bon et du moins bon





Remporter la première manche par (2-0) face au Malawi constitue certainement une bonne affaire pour nos Aiglons. Mais la prestation générale n’était pas des meilleures. Loin s’en faut.
C’est dire que samedi dernier à Radès, on a eu à voir du bon et du moins bon. A commencer d’abord parce score final de deux à zéro qui permet aux protégés de Ammar Souayah de préparer et d’aborder le match retour au Malawi dans de bonnes conditions. Et puis la défense, malgré quelques errements de placement n’a pas encaissé de but et c’est très important dans ce genre de rencontre.
Ensuite, la sélection olympique a prouvé qu’elle dispose d’un potentiel offensif imposant avec des joueurs techniquement très valables et capables de créer le danger à n’importe quel moment à l’instar des Msakni, Jaziri, Akaïchi ou Mhirsi. Enfin, au niveau individuel certains éléments se sont mis en évidence tels que Maâloul, Msakni, Jaziri, quoique par intermittence.
En somme, cette sélection olympique, avec davantage de rythme dans le jeu et de matches dans les jambes, pourrait améliorer sa tenue d’ensemble et aller loin dans ces éliminatoires des J.O.2012 et pourquoi pas se qualifier aux joutes les plus cotées sur le plan mondial.
Côté lacunes, il y a certainement bien des choses à dire et à écrire. Opter pour l’offensive chez soi est bon et justifier, encore faut-il se courir et assurer un repli rapide au moment de la perte du ballon. Or, samedi dernier, la récupération a péché par une lenteur évidente, ce qui a exposé la défense à des assauts adverses permanents. Et seuls le manque de lucidité des attaquants du Malawi ou les réflexes de Ben Chérifia ont permis à l’équipe de sortir indemne.
Devant, la manœuvre offensive n’a pas été claire. Le danger a été créé suite à des actions individuelles qui ne pouvaient aboutir à grand’chose surtout que Jaziri, excellent dribbleur mais mauvais passeur, a exagéré du jeu individuel et son rendement a baissé avec le temps. Akaïchi a semblé perdu au milieu d’un axe central adverse renforcé alors que Msakni qui a débuté fort, a vu son rendement baisser avec le temps.
C’est qui a fait dire en fin de match à Ammar Souayah: «Le score final paraît assez bon mais la prestation générale est loin d’être satisfaisante. La manœuvre à l’entrejeu a piétiné aux niveaux de la construction et de la récupération. C’est ce qui a fait que le rendement général s’en est ressenti. Nous allons tirer les enseignements nécessaires de cette partie. Nous chercherons à consolider les acquis qui existent réellement et à corriger les insuffisances au niveau de la construction et de la dernière passe pour améliorer le taux de réussite en attaque car il est inadmissible de rater autant d’opportunités».
Et comme en football rien n’est acquis d’une manière définitive, il appartient à ces Aiglons de bien se préparer à la rencontre du 9 avril prochain car l’adversaire est bien coriace à l’image de ses deux attaquants de pointe, il bénéficiera de conditions favorables et de l’appui de son public .C’est dire que la victoire de deux à zéro ne garantit pas encore la qualification au prochain tour et les Msakni, Maâloul, Baratli et Jaziri sont appelés à souffrir pour pouvoir sortir indemnes de la seconde manche et permettre au foot tunisien de poursuivre sa série rose qui a commencé avec la CHAN du Soudan.

Jamel BELHASSEN


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com