Costa Gavras : Nom, prénom… profession





Le film «Mad City» a été projeté avant-hier à la maison de la culture Ibn Khaldoun et a aussitôt été suivi d’un débat. L’occasion de rappeler la carrière de son metteur en scène, Costa-Gavras.
La projection du film «Mad City» de Costa-Gavras s’est faite dans le cadre de la rétrospective intitulée «Le cinéma de la paix» qui se tient à la maison de la culture Ibn Khaldoun jusqu’au 3 avril. Ce film, interprété par Dustin Hoffman et John Travolta, est une méditation sur la profession de journaliste.
Un sujet en or pour ce metteur en scène engagé. En effet, Costa Gavras est reconnu par ses pairs et les cinéphiles comme n’abordant que des sujets fâcheux et dérangeants. C’est un réalisateur qui défend ardemment ses idées et qui est politiquement marqué à gauche.
Un réalisateur engagé
Costa Gavras est un réalisateur qui jouit d’une grande popularité auprès de la jeunesse et ses œuvres sont projetées dans de nombreuses universités européennes et américaines. Par ailleurs, les ultra-capitalistes et autres conservateurs le surnomment «le communiste européen» et ce, non sans un certain mépris.
Issu d’un père russe et d’une mère grecque, c’est un spectateur assidu de la cinémathèque de Paris . Et l’on peut dire que c’est sa passion des livres qui lui a permis de découvrir de très beaux ouvrages avant d’en faire des adaptations.
Tout le monde a vu le film «Z» avec Jean Louis Trintignant, Yves Montant et Iréne Papas et se rappelle de cette scène lors de laquelle les inspecteurs de police interrogent un étudiant en lui posant les fameuses questions «Nom.Prénom.Profession». Le film sera récompensé du prix du jury à Cannes et de l’Oscar du meilleur film étranger. Et le succès qu’il rencontrera lui permettra de mettre en scène le film «L’aveu», qui dénonce aussi le totalitarisme.
Mais citons également «Missing», un film qui a obtenu la Palme d’or à Cannes et qui pointe du doigt l’ingérence américaine dans la politique de certains pays. Mais encore «Etat de siège» et «Le couperet».
D’autres films s’inscrivant dans la même veine politique sont également prévus au programme de cette rétrospective. Les films «Les salauds dorment en paix» de Kurosawa, «Ahki ya Chahrazed» de Yousry Nasrallah et «Le silence» de Mohsen Makhmalbaf.


M. WALEYEDDINE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com