Président des clubs : Doivent-ils tous partir avant terme ?





Les associations sportives vivent pleinement la Révolution. Leurs supporters exigent désormais
plus de démocratie et de transparence, mais pour y parvenir, le chemin est encore long...
Depuis le 14 janvier 2011, ça bouge beaucoup dans le milieu des supporters et des dirigeants. On s’est mis à contester la légalité de la désignation des présidents de clubs, d’autant plus qu’il s’agissait, au sein des grands clubs, d’un poste... politique. Dès lors, on a commencé à faire trembler la terre sous les pieds de ces présidents désignés, qui, du coup, se sont trouvés tous mis à l’index.
C’est l’AG élective du Club Africain qui a tout déblayé sur son chemin. Prévue bien avant le 14 janvier, elle a été ajoutée puis transformée en «événement révolutionnaire» par des supporters déterminés à tout changer à l’aube de cette nouvelle ère de liberté et de dignité. Le 25 février, l’AG élective des Rouge et Blanc s’est transformée en une manifestation de liberté d’expression et d’élection libre, avec tout son lot de bonnes et de moins bonnes surprises. M Jamel Atrous a été élu démocratiquement et partout dans le pays, on a juré d’en faire autant pour tous les clubs, même les plus structurés et les plus organisés. Des campagnes de dénigrement et de provocation ont été lancés à l’encontre de tous les présidents, accusés à tort ou à raison d’être des... pions du régime déchu et des profiteurs qui sont là pour servir leurs intérêts personnels.
Au sein de plusieurs clubs, on a assisté à des scènes à peine croyables et à une hystérique chasse aux présidents, accusés de tous les maux! Ces derniers, conscients que le cadre de leur travail a totalement changé, sont en train d’assurer la transition, non sans peine. Aujourd’hui, les appels fusent de partout pour inciter ces dirigeants à laisser la place à de nouveaux présidents élu par les supporters. Cette nouvelle option démocratique ne fait pas partie de nos habitudes ni de notre culture à travers les cinquante-cinq ans d’indépendance. A présent, on y accède, mais l’omelette ne va prendre qu’après avoir cassé beaucoup d’œufs et c’est bien ce qui se passe actuellement puisque la contagion a atteint les clubs les plus huppés et on comprend parfaitement la décision de Hamed Kammoun le président de l’Etoile ou Naoufel Zahaf, le patron du C.S.S. qui vont hâter leur départ bien qu’ils ne sont là que depuis très peu de temps. Cette métamorphose du paysage sportif va-t-elle faire du bien au sport tunisien et au football en particulier? Normalement, la réponse doit être affirmative, mais il va falloir être patient pour voir les choses se faire convenablement. Les actuels présidents, surtout ceux qui ont investi ou avancé de l’argent, ont-ils le droit d’aller au bout de leurs mandats? Légalement, peuvent-ils légitimer leur présence à la tête de leurs clubs jusqu’à la date de l’AG élective effective et réglementaire. Ce sont ces interrogations que nous avons présentées à quelques responsables sportifs ou présidents de clubs et les réponses vont sûrement inciter à réfléchir.
Kamel ZAIEM


Les 14 présidents actuels de la L1
O.B. : Mokhtar Nefzi
E.G.S.G.: Naceur Ketari
S.T.: Mohamed Derouiche
C.A.: Jamel Atrous (élu)
C.S.H.L.: Mongi Bhar
C.S.S.: Naoufel Zahaf
E.S.T.: Hamdi Meddeb
J.S.K.: Fatah Alouini
E.S.S.: Hamed Kammoun
E.S.Z.: Ali Lourimi
E.S.H.S.: Sami Guendouz
A.S.G.: Riadh Jeridi
A.S.M. Hamda Louzir
C.A.B.: sans président puisque Saïd Lassoued a déjà présenté sa démission




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com