Ghazi Jribi (Juriste) : «Pour une transition en douce»





«Je préférerais me prononcer en tant que sportif, plutôt que juriste. C’est que juridiquement parlant, il y a toujours une faille pour précipiter le départ des actuels présidents de clubs.
Il est vrai qu’après la révolution bénie, il y a une soif inextinguible de changement, de rupture avec les symboles de l’ancien régime, attendu que tous les présidents étaient désignés et non pas démocratiquement élus. Cependant, leur éviction en pleine saison sportive risque d’entraîner un vide qui, pour être comblé, exigera un temps substantiel.
Il ne s’agit, donc, pas de tomber dans le piège de la précipitation, afin que les dernières poches de résistance, encore nostalgiques du passé, mais qui se disloquent petit à petit, n’apportent aucun bémol à notre révolution.
Autant affirmer ma propension pour une transition en douce, imprégnée de responsabilité et de maturité.
Sur un autre plan, et concernant la reprise de la compétition, j’y suis entièrement favorable. Toutefois, il faut procéder étape par étape.
Dans cette optique, je suis hostile à l’option inhérente au huis clos. Mais, dans un premier temps, je propose que chaque rencontre ne soit suivie que par le public de l’équipe recevante. Le temps que la mayonnaise prenne et tout s’enchaînera dans un sens mélioratif.
Ainsi, à mon sens, la transition s’opérera-t-elle le plus souplement du monde et annoncera-t-elle l’avenir sous les auspices les plus riants».


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com