Affaire du naufrage du cargo « Amira I » : Les familles veulent rouvrir les dossiers clos





Des membres des familles de l’équipage du cargo Amira I disparu en 2003 dans la mer Noire ont manifesté, hier, devant le siège du groupe Poulina à Ezzahra au Sud de Tunis.
Le siège de Poulina Group Holding (PGH), premier groupe privé en Tunisie, a été hier le théâtre d’un sit-in organisé par les ayants-droit des victimes du navire commercial Amira I. Le navire cargo qui appartenait au groupe de l’homme d’affaires Abdelwaheb Ben Ayed, avant de disparaître en janvier 2003 dans les eaux profondes de la Mer noire, au large de la presqu’île de Crimée au sud des côtes ukrainiennes.
Contacté à cet effet, M. Lassâad Lakhdimi, attaché de presse du PGH, a affirmé au Quotidien que les manifestants « ont frappé à la mauvaise porte ». Il a expliqué que la société qui était chargée de l’exploitation du navire naufragé n’a jamais été domiciliée au siège du groupe. Mieux encore, notre source ajoute que les manifestants «demandent de parler à M. Ben Ayed (NDLR le PDG du groupe) alors qu’ils savent très bien que leur interlocuteur c’est Faouzi Mabrouki le premier responsable de la société maritime Amira qui exploitait le navire» qui n’existe d’ailleurs plus depuis l’accident survenu il y a 8 ans.
Les ayants-droit des 19 victimes tunisiennes qui ont été parmi l’équipage formé de 24 marins, ignorent toujours leur sort étant donné que leurs corps n’ont jamais été retrouvés malgré les nombreuses recherches effectuées après l’accident, par les autorités maritimes ukrainiennes, russes et turques.
Maintenant, après la Révolution les familles des victimes tunisiennes veulent éclaircir les coins d’ombre dans l’affaire, considérant que les responsables de l’ancien régime ont cherché à boucler le dossier. On croit savoir à cet effet que les ayants-droit viennent tout récemment de déposer requête auprès du procureur près du tribunal de Première instance de Tunis, à travers laquelle ils demandent la réouverture d’une enquête.
Il faut rappeler que certaines familles des victimes avaient accepté les indemnités décidées par le tribunal de première instance de Tunis dont le montant varie entre 50 mille et 150 mille dinars pour chaque famille.


Hassan GHEDIRI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com