Le fait : Le foot a ses défaillances qu’ignore toute raison





Passion que l’on vit jusque dans sa chair et ses plus profonds sillons cérébelleux? Pathologique appréhension du résultat? Emotivité à fleur de peau?
Toutes les supputations sont permises dans ce cas de figure, mais elles ne manquent pas toutes de héler l’entendement, en l’interloquant. Il s’agit de la scène ayant donné à voir l’entraîneur du C.S.Msaken, Fathi Haj Ismaïl, tomber en pâmoison, à la suite du but victorieux signé dans le temps additionnel par son équipe.
Il est vrai que la première interprétation qui vient à l’esprit est d’ordre humain. Un entraîneur est, après tout, un être humain, sujet à toutes les défaillances humaines.
Il est des responsabilités, toutefois, qui imposent le contrôle de soi, un mental de fer à toute épreuve et un flegme de nature à permettre la maîtrise des situations les plus éprouvantes pour les nerfs. C’est, en effet, une impression de forte personnalité, d’équilibre et de sérénité qu’un entraîneur doit dégager. Notamment à l’adresse des joueurs, des supporters et même de ses employeurs. C’est que pareille fébrilité, pareille surexcitation frisant l’émoi, peuvent déteindre dommageablement sur tout ce beau monde, surtout les joueurs qui donneraient alors libre cours sur le terrain, à leurs plus folles lubies.
Un entraîneur est, par définition, un pédagogue qui doit donner l’exemple, en anticipant sur toutes les situations imaginables.
Une obligation morale, intellectuelle, voire physiologique qu’il se doit d’honorer par ces temps de difficile transition où tous les efforts convergent vers la moralisation du secteur, le retour à la normale d’une compétition qu’on souhaite dénuée de toutes les entorses aux vertus chevaleresques du sport.


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com