Les Aigles de Carthage défaits à Oman : Mentalement out !





Sami Trabelsi, le sélectionneur tunisien, a dû jongler pour présenter un onze compétitif et compact. Les joueurs clubistes étaient absents et ceux de l’ESS et de l’EST devaient être ménagés, ce qui a obligé le coach à trouver des solutions d’urgence pour pallier à certaines absences dans les trois compartiments. Ainsi, on a vu Allagui jouer sur l’aile, laissant sa place en pointe au revenant Chermiti. Ben Khalfallah, placé initialement à droite, a également tenté d’organiser le jeu au même titre que Chedli qui a été placé un cran devant le duo Traoui-Korbi. En défense, Jeridi s’est trouvé derrière un compartiment dont la composition était inédite.
L’axe a été composé de Hagui-Hosni, alors que Hammami et Béjaoui ont couvert les flancs. Une première lecture nous révèle que le 4-2-3-1 adopté par Trabelsi n’a pas été le bon choix avec un effectif très peu équilibré et cohérent. Ce n’était pas de la faute du staff technique, mais il s’agit-là d’enseignements utiles pour les prochaines échéances.
Un comportement défensif très naïf
Ce qui était plutôt frappant dans ce match, surtout en première mi-temps, c’est l’énervement excessif des Tunisiens qui contestaient tout et faisaient preuve d’une agressivité gratuite alors qu’il ne s’agissait que d’un test amical programmé pour peaufiner les automatismes et mieux s’adapter aux options du sélectionneur. Chedli, Korbi, Ben Khalfallah et Traoui ont tout fait pour avoir un carton … Korbi a même frôlé le carton rouge à deux reprises. Ce n’était point correct ni nécessaire, et cette attitude nous a révélé un manque flagrant dans la préparation de ce match qu’on disait … très amical! Tactiquement, c’est la tenue défensive qui a beaucoup inquiété. Le soutien des pivots était approximatif et les défenseurs ont beaucoup flotté, surtout au niveau de l’axe et sur le flanc droit. La manœuvre offensive était également très timide et il a manqué aux Tunisiens cette rapidité qui faisait leur force. L’absence de Dhaouadi y est peut-être pour quelque chose, alors que Jomaâ avait l’esprit ailleurs. La rentrée de Darragi a quelque peu réglé le mécanisme, mais ça n’a pas été suffisant pour pouvoir s’imposer. Devant, seul Allagui, auteur du seul but tunisien, s’est dépensé à fond. Les changements effectués n’ont pas beaucoup influé sur le cours du match qui s’est soldé par une courte défaite (1-2) qui vient peut-être au bon moment pour Trabelsi et son staff afin de tirer les enseignements qui s’imposent: «Nous n’avons pas pu développer notre jeu habituel pour diverses raisons, mais ce genre de match sert à déceler les insuffisances et à penser à d’autres solutions tactiques compatibles avec les potentialités des joueurs à disposition. Je ne veux pas parler des absences car ceux qui étaient là avaient la possibilité de faire mieux. Je retiens également le bon rendement au cours des trente premières minutes de la seconde mi-temps. Nous avons encore beaucoup à faire pour préparer une équipe capable d’arracher sa qualification pour la CAN 2012». Le coach va sûrement tirer les conclusions qu’il faut et il aura trois mois pour remettre son équipe sur les rails.

Kamel ZA?EM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com