PLP : Un parti pour la répartition équitable des richesses





Le Parti de lutte progressiste (PLP) se veut la voix des «classes laborieuses et des couches populaires et déshéritées» et estime que la solution aux grands problèmes de notre époque est l’établissement d’une société socialiste
«Le PLP est anti-impérialiste par principe et il est convaincu que les maux actuels de la société tunisienne ainsi que ceux du monde entier trouvent leur source dans l’exploitation de la force du travail par les classes possédantes et que les guerres, la colonisation et l’asservissement des peuples ne peuvent trouver une fin sans l’établissement du socialisme.
Notre leadership historique», soutient le Dr Mohamed Lassoued, porte-parole du PLP et manifestement sa source idéologique.
‘’L’obédience du PLP est d’être le parti des classes laborieuses et des couches populaires et déshéritées. L’objectif essentiel étant l’établissement d’une société socialiste basée sur la répartition équitable des richesses’’, ajoute-t-il.
Sur une possibilité de radicalisation
Quand on examine le préambule de son programme, on constate que le PLP se veut une organisation pour les militants pour le progrès et l’égalité, il réunit les éléments dont les pensées se rencontrent spontanément à partir de leur conscience que l’action politique est collective ou ne peut être. Le PLP s’active ainsi dans le domaine de l’action politique générale. Toutes ses autres activités (syndicaliste, culturelle, associative, académique...) se déroulent sous cet égide et sont intimement liées à l’activité politique sans la moindre contradiction.
«Le PLP considère l’ensemble du mouvement socio-politique qui a éclaté en Tunisie et a mené au 14 janvier comme un soulèvement qui ne peut prétendre jusqu’à présent au qualificatif de ‘‘Révolution’’. Toutefois, le processus en cours reste ouvert sur une possibilité de radicalisation qui peut mener à un changement révolutionnaire à juste titre.
Les forces réactionnaires ont essayé, dès le lendemain du départ du général Ben Ali, et essayent encore de récupérer la force de la vague populaire et de l’infléchir dans un sens qui préserve les privilèges acquis...», commente le Dr Lassoued et va plus en avant dans cette logique en attestant que le PLP insiste sur l’aspect de classe du soulèvement populaire et souligne le fait que les slogans ont été économiques et que les masses des manifestants ont exprimé des revendications relatives à l’emploi, aux factures non payées, aux dettes...
Un fonds de roulement pour les partis
Le déroulement du soulèvement et son couronnement victorieux sont dus, selon le PLP, au rôle des groupuscules de gauche agissant au sein de l’UGTT qui ont permis la proclamation de la fameuse ‘‘Grève roulante’’; laquelle a réussi à évincer Ben Ali dès le deuxième jour.
«Pour la période actuelle et l’avenir, le PLP estime que la bataille qui se présente n’est pas équitable du fait que les partis qui ont été longuement soudoyés par le régime de Ben Ali et qui continuent de jouir des privilèges acquis ainsi que les partis bénéficiant d’une aide extérieure substantielle et plus ou moins occulte, ont l’avantage sur les partis émergents qui n’ont pas encore accès au financement public.
Si cette situation perdure, ce sont les partis réactionnaires, voire fascisants qui vont, paradoxalement, profiter du soulèvement du peuple tunisien. Il faudrait commencer par un petit fonds de roulement pour démarrer puis aller vers un vrai financement», insiste le Dr Lassoued.
Manoubi AKROUT


Qui sont Monji Hammami et Mohamed Lassoued ?
Monji Hammami, né en 1966, est professeur d’enseignement secondaire, il est arabisant, figure connue du syndicalisme, a été activiste au sein de l’UGET pendant sa période universitaire et actuellement membre du Bureau Fédéral pour le 3e cycle de l’UGET.
Mohamed Lassoued, né en 1962, est docteur en sociologie du développement (plus un DEA en sociologie rurale), fondateur d’un courant qui se qualifie de courant de dépassement au sein de la gauche marxiste-léniniste. M. Lassoued est l’auteur de plusieurs brochures qui traitent des sujets théoriques et politiques concernant l’histoire et l’actualité des mouvements révolutionnaires et des polémiques anti-intégristes et anti-chauvines. Orateur, à l’époque, au sein de l’Université, coordinateur du courant syndical progressiste en 2004 et, à ce titre, il a coordonné l’organisation du Congrès UGET 2004. Suite à ces activités, il a été appréhendé à plusieurs reprises, l’été 2004, par les organes des sécurité, ce qui l’a amené à émigrer pendant six ans. Actuellement, il est au chômage !


Bureau fondateur
Monji Hammami, président de l’instance constitutive
Khalifa Ben Amara
Zouheir Souyeh
Kamel Rezgui
Hichem Hosni
Nabila Guitouni
Fethi Bouraoui
Abdelbasset Dhaouadi
Chérif Selliti
Salah Souissi
Moncef Faïdi
Fethi Salaaoui
Lotfi Ferjani




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com