Ordre des avocats/ Les favoris de la course électorale





Bien que les cartes soient encore brouillées, certains candidats briguant le poste de bâtonnier du Conseil de l’Ordre des avocats partent favoris. D’autres ne semblent plus avoir leurs atouts en main. C’est que le «capital crédibilité» constitue le véritable catalyseur des intentions de vote ... Tunis - Le Quotidien Huit hommes en robe noire ont déjà annoncé leur intention de briguer le poste de bâtonnier au cours des élections de la mi-juin prochain. Outre l’actuel bâtonnier, Me Béchir Essid, ce poste aiguise les appétits de plusieurs figures marquantes du barreau. Mes. Elyès Gargouri et Abdessattar Ben Moussa, respectivement présidents de la section de Sfax et celle de Tunis de l’Ordre ont désormais des ambitions plus grandes. Me. Brahim Bouderbela, candidat malheureux du 2ème tour face à l’actuel bâtonnier durant les élections précédentes semble chercher une revanche éclatante sur l’histoire. D’autres candidats tels que Mes. Mohamed M’kacher, Badiî J’rad, Abderraouf Ayadi et Jameleddine Bida ont préféré tenter leurs chances sur fond de divergences avec les «barons» de la profession. Deux probables candidats hésitent encore à annoncer leurs véritables intentions. Il s’agit de Mes. Abdeljelil Bouraoui, ancien bâtonnier et Ridha Lajhouri, actuel membre du Bureau du Conseil de l’Ordre. * Eparpillement des intentions de vote Ces candidatures record au poste de bâtonnier seront, selon les observateurs avertis à l’origine de «l’éparpillement, des intentions de vote». Tous les courants du Barreau sont, en effet, représentés par, au moins, un candidat. Les campagnes électorales qui n’ont pas encore atteint leur apogée ne permettent pas de déterminer les candidats favoris. Tous les candidats sont en train de faire du «porte-à- porte» pour mobiliser les partisans sans plus car ils ne veulent pas jouer gros jeu de sitôt. L’appartenance aux différents courants ne constitue également pas, aux yeux des observateurs, le facteur déterminant qui fera basculer la balance au profit de tel ou tel candidat puisque le barreau compte une bonne dizaine de courants, sensibilités et groupuscules. * Le crédit, facteur décisif Le facteur qui sera décisif dans cette course électorale chaude, selon les avocats rompus aux subtilités électorales, est le «crédit» de chaque candidat. Sur ce plan, deux candidats semblent se détacher du lot. Il s’agit de Mes. Abdessattar Ben Moussa et Abdeljelil Bouraoui au cas où ce dernier décide de participer à la cause électorale. Connu pour sa «modération, son sérieux et ses coups de maître», l’actuel président de la section de Tunis semble, selon ses confrères, bien placé pour accéder au second tour. Me Bouraoui compte, quant à lui, sur la belle moisson de la période qu’il avait passée à la tête du Conseil de l’Ordre. Symbolisant la «voix de la raison capable de tirer la profession du goulot d’étranglement dans lequel elle s’est embourbée», l’ancien bâtonnier serait en train de négocier avec les chefs de file des différents courants afin de dégager un «consensus» qui lui épargnerait de sortir par la petite porte. L’actuel bâtonnier a perdu, selon ses nombreux détracteurs, sa crédibilité auprès de la base à cause de ses «frasques répétées» en matière de relation avec le département de tutelle. Les autres candidats ne semblent pas dans l’état actuel des choses capables de tenir tête à ces trois candidats. Toujours est-il que les deux mois qui nous séparent du rendez-vous électoral pourraient redistribuer les cartes et démentir tous les pronostics. Walid Khéfifi


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com