Des excuses et des conclusions à tirer





Au Caire, à la sortie du match Zamalek-CA, c’était scandaleux, catastrophique même, mais dans un tel context e on peut s’attendre à tout.
En Egypte, comme en Tunisie, on a voulu faire confiance aux stadiers pour remplacer la police à l’intérieur des stades. Samedi, on a pu mesurer les dangers d’une telle option qu’on veut adopter également chez nous. Le public de Zamalek, irrité et «révolté», a failli causer une catastrophe en envahissant le terrain. Dans le camp clubiste, on a vécu des moments difficiles de peur et de confusion. Il y a eu des blessés et nous pouvons dire que les dégâts auraient pu être plus importants.
Ce qui s’est passé au stade du Caire a soulevé une indignation totale, aussi bien en Tunisie qu’en Egypte. Nos frères du Nil ont tout fait pour s’excuser et demander pardon, allant même jusqu’à le solliciter devant l’ambassade tunisienne au Caire. Nous comprenons leur déception et leur désillusion au moment où les deux peuples, auteurs d’une révolution qui a fait du bruit à travers le monde, voulaient être encore plus proches.
En Tunisie, notamment dans les rangs des Clubistes, la colère est évidente, mais faut-il encore remettre les choses dans leur contexte. L’absence de la police dans les stades ne fait l’affaire d’aucune partie prenante d’un spectacle de football à l’exception des fauteurs de troubles qui tentent toujours d’en profiter au maximum. L’envahissement a eu lieu au Caire, mais le danger guette ailleurs aussi et le risque n’est pas très... loin!


K.Z.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com