Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution : Adoption aujourd’hui de la loi électorale





La situation s’est décantée au sein de l’Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution. On se dirige vers l’adoption aujourd’hui du décret-loi sur les élections du 24 juillet prochain.
La séance matinale tenue hier au sein de l’Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, la réforme politique et la transition démocratique, a permis d’élire les autres membres du bureau de cette instance et d’adopter le décret-loi sur l’Instance supérieure indépendante des élections.
Ce vote a constitué un moment historique dans cet édifice avec des élections libres et transparentes, sans la moindre pression ou intimidation. Il a permis de constater l’hétérogénéité de l’Instance et sa représentativité de tout l’échiquier politique tunisien. Ainsi, Mme Latifa Lakhdar a bénéficié du soutien des centristes défendant la ligne de l’alliance pour la femme et la citoyenneté (43 voix). Mme Akermi a été soutenue par les islamistes, le congrès pour la république et quelques avocats et indépendants (33 voix). M. Ayéchi Hammami a, quant à lui, obtenu les voix de l’extrême-gauche et de quelques indépendants (31 voix). C’est dire toute la diversité de l’Instance.
Par ailleurs, le décret-loi sur l’Instance supérieure indépendante des élections a été adopté à l’unanimité par les membres de l’Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, la réforme politique et la transition démocratique.
Décret-loi des élections
La séance d’hier après-midi a permis de poursuivre les débats sur le décret-loi organisant les élections. La commission des experts va tenir compte des différentes propositions faites durant tous ces débats pour essayer de dégager des projets consensuels sur lesquels l’Instance va voter pour se départager.
Les débats ont dégagé une première position soutenant la date du 24 juillet pour la tenue des élections afin d’installer une véritable légitimité sortant des urnes. Une deuxième remarque a été déjà constatée. Il s’agit d’un rejet apparent du mode uninominal de scrutin au point que ses adeptes l’ont échangé contre une proposition de panachage entre listes unitaires et plurielles.
Les débats ont laissé apparaître une majorité confortable d’avis prônant le scrutin proportionnel de listes, sans vraiment différencier entre l’option des plus forts restes ou des plus fortes moyennes. Il n’empêche de souligner que l’option des plus forts restes avantage la représentativité des minorités alors que celle des plus fortes moyennes favorise une plus grande équité électorale. C’est, semble-t-il, cette dernière option qui a le vent en poupe dans la mesure où elle est soutenue par une bonne partie des membres de l’Instance.


Mourad SELLAMI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com